Manifestation des femmes de Dar-es-Salam : « La fumée nous tue à petit feu », pestent-elles

il y a 20 heures 25
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Confrontées à la fumée toxique du plus grand dépotoir d’ordures du pays, une centaine de femmes en colère a investi les rues du quartier Dar-es-Salam ce jeudi 3 avril 2025 pour dénoncer cette situation insupportable.

Ces habitantes de ce quartier situé dans la commune de Gbessia, en plein cœur de la capitale guinéenne, réclament une intervention immédiate des autorités afin de préserver la santé des citoyens de cette zone densément peuplée.

Rachelle Fofana, l’une des manifestantes, a expliqué les raisons de leur protestation : « Nous nous sommes mobilisées aujourd’hui pour dénoncer la fumée du dépotoir de Dar-es-Salam. Nous voulions déjà manifester durant le mois de Ramadan, mais nous avons préféré attendre. Cette fois-ci, la situation est devenue intenable. Nous ne pouvons même plus prier dans nos maisons. La fumée nous tue à petit feu. Nous en avons marre.»

Face aux nombreuses maladies causées par cette pollution, elle a également lancé un appel à l’État : « Nous voulons que l’État nous aide. S’il ne peut pas déplacer ce dépotoir, il pourrait au moins envoyer des citernes d’eau pour éteindre la fumée. Les habitants de ce quartier tombent malades les uns après les autres. Actuellement, notre premier imam est hospitalisé à cause de cette fumée toxique. Parfois, à l’hôpital, on nous assimile à des fumeurs, alors que ce n’est pas le cas. »

Les manifestantes restent déterminées à poursuivre leur mobilisation si aucune action concrète n’est prise par les autorités.

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