Si j’étais à la place du leader de l’UFDG, j’aurais eu l’humilité et le courage de me réconcilier avec le Ministre Ousmane Gaoual Diallo (Par A.B. Bah)

il y a 15 heures 54
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Je ne suis plus membre de l’UFDG depuis bientôt quatre ans. Mon engagement a pris une autre voie, en phase avec mes convictions profondes et ma volonté de contribuer autrement à la refondation de notre pays.

Aujourd’hui, je soutiens avec foi et détermination le Général Président Mamadi Doumbouya dans son œuvre de reconstruction nationale, que je considère comme historique et salutaire pour la Guinée.

Cela dit, je ne peux rester insensible au sort d’un parti qui fut autrefois le mien et pour lequel j’ai consentis d’énormes sacrifices. L’UFDG est bien plus qu’un simple parti politique. C’est une force qui a mobilisé des espoirs, nourri des combats, porté la voix de nombreux Guinéens et fait couler bien des larmes. Des femmes et des hommes y ont tout donné, jusqu’à leur vie. Ce patrimoine ne doit pas être sacrifié sur l’autel de querelles internes.

Si j’étais à la place de son leader, j’aurais eu l’humilité et le courage de me réconcilier avec le Ministre Ousmane Gaoual Diallo. J’aurais tendu la main à tous ceux qui ont été écartés, sans exception, pour rassembler au lieu d’exclure, pour construire au lieu de diviser. Je me serais inscrit dans une dynamique de transmission (pas forcément dans l’immédiat) en fixant un calendrier consensuel d’alternance à la tête du parti.

Une telle démarche permettrait d’apaiser tous les contentieux, d’organiser un congrès dans la sérénité, et de redonner au parti ainsi qu’à ses militants la quiétude et la stabilité qu’ils méritent

L’institution UFDG mérite de survivre a son leader actuel, à ses successeurs et à tous ses dirigeants, aussi illustres soient-ils. Le doyen Ba Mamadou l’avait compris, lui qui a su, avec clairvoyance, désigner un successeur légitime et digne. La Guinée elle mérite des partis solides, unis, responsables, au service de l’intérêt général.

Je le dis avec distance mais avec cœur : il est encore temps de sauver l’essentiel.

Alpha Boubacar Bah

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