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À quelques heures de l’ouverture officielle de la campagne pour le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025, le Gouvernement guinéen a adressé un message ferme au peuple de Guinée, notamment, aux acteurs politiques.
À travers un communiqué lu à la télévision nationale ce samedi 30 août, par le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, l’exécutif a averti ceux qui, selon lui, appellent à des manifestations susceptibles de compromettre la stabilité du pays. Bien qu’il n’ait cité aucun nom, le ministre a insisté : « la démocratie doit être un jeu d’idées et de propositions et non, un prétexte à la violence. »
Mobilisation des forces de sécurité
Pour assurer le bon déroulement du scrutin, il a annoncé une forte mobilisation des forces de défense et de sécurité : « (…) « La sécurisation de ce vote référendaire est une priorité absolue. Je confirme que l’État mobilisera tous ses moyens. Police et gendarmerie agiront de concert, pour assurer la sécurisation des citoyens et de leurs biens, les acteurs du processus et leurs matériels électoraux, pour le bon déroulement du processus référendaire. Notre engagement est clair : permettre à chacun d’exercer son droit citoyen, de participer librement au vote, dans le calme et la sérénité », a-t-il assuré.
Dans ledit communiqué, le ministre a qualifié ce référendum de « moment historique », soulignant que l’État usera de toute son autorité, pour préserver la paix sociale. Face aux manifestations annoncées par les forces vives à partir du 5 septembre, il a rappelé que : « l’exercice des libertés est un droit sacré, mais il ne peut, en aucun cas, compromettre la paix ou la stabilité de la nation », a-t-il fait savoir.
Il a ajouté : « l’État agira dans toute sa plénitude pour préserver l’intérêt supérieur de la nation, et personne ne sera empêché de voter ou inquiété pour son choix. Je demande à chaque Guinéen de jouer sa partition pour faire du 21 septembre 2025, une journée de victoire, de consécration, de fair-play, de tolérance et de solidarité, qui nous a toujours caractérisés ».
Suspension de partis : le Gouvernement se justifie
Selon le ministre Ibrahima Kalil Condé, cette mesure découle de l’application de la Charte des partis politiques : « au terme de la récente évaluation des partis politiques, 125 partis ont été reconnus en règle et trois partis suspendus pour manquement aux obligations légales et réglementaires. (…) Ces mesures, fondées sur les dispositions de la Charte des partis politiques, visent à garantir une compétition politique loyale et transparente », a-t-il affirmé.
Parmi les partis suspendus, l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et le RPG Arc-en-ciel de l’ancien président Alpha Condé sont considérés comme les principales forces politiques du pays.