Absence de couverture médiatique et incertitudes électorales : des partis montent au créneau

il y a 18 heures 18
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À l’issue de la publication des résultats définitifs de l’évaluation des partis politiques, les partis RRD d’Abdoulaye Kourouma, RPR de Diabaty Doré et la NG de Mohamed Cissé décident de faire front commun sur la scène politique guinéenne.

Lors d’une conférence de presse ce jeudi 3 avril 2025 à Conakry, ces trois formations politiques, classées parmi les partis en règle par le gouvernement, ont formulé des recommandations à l’attention du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Celles-ci concernent la couverture médiatique de leurs activités politiques par la Radiotélévision de Guinée (RTG), l’octroi de subventions aux partis en règle et la tenue du référendum en septembre.

« Si je prends par exemple la couverture médiatique des activités des partis politiques, il n’y a qu’en Guinée que les médias nationaux n’assurent pas la diffusion de nos activités. C’est une demande que nous adressons au ministère et au gouvernement. Après l’évaluation des partis politiques, nous souhaitons que la RTG, aussi bien la radio que la télévision, couvre les activités des partis politiques. Prenons l’exemple de la Côte d’Ivoire : certaines formations y organisent leurs plénières pour l’investiture de leurs candidats, et cela est couvert par la RTI. Nous demandons humblement au ministre de l’Administration du territoire d’intercéder auprès du Premier ministre et de son gouvernement afin que la RTG couvre désormais nos activités », a plaidé Diabaty Doré, président du RPR.

L’homme politique justifie cette demande par le fait que nombre de leurs militants, vivant dans des zones reculées, n’ont pas accès aux smartphones. Selon lui, la RTG étant accessible partout, elle devrait mettre ses moyens à disposition pour diffuser leurs activités. « Nos militants et sympathisants vivant à l’intérieur du pays n’ont pas tous accès aux téléphones Android. De plus, toutes les chaînes de télévision ne couvrent pas l’ensemble du territoire. En revanche, la RTG est présente partout, et nous pensons qu’elle doit user de ses moyens pour nous permettre de bénéficier de ses services », a-t-il ajouté.

La NG, le RPR et le RRD sollicitent des subventions de l’État

Reconnus comme de bons élèves du MATD après l’évaluation des partis politiques, ces trois formations ont demandé à être prises en charge par l’État à travers l’octroi de subventions.

Selon elles, cette aide leur permettrait de mieux se préparer aux prochaines élections. « Le président de la République et le Premier ministre ont déclaré que l’année 2025 est une année électorale. Nous avons récemment assisté à la fixation de la date du référendum. Nous pensons donc qu’après l’évaluation des partis, l’État doit subventionner ceux qui sont en règle et qui ont fourni des efforts pour se conformer aux exigences administratives, comme cela se fait dans d’autres pays. Ces formations politiques ont besoin de se préparer pour ces échéances », a affirmé le vice-président de l’ANAD.

Le référendum attendu le 21 septembre prochain : un «délai non tenable» selon le trio

Concernant le respect de la date du référendum constitutionnel, les trois partis se montrent sceptiques en raison de plusieurs facteurs. « Nous saluons la fixation de la date, mais la question demeure : le 21 septembre est-il un délai réaliste ? Lorsque nous examinons l’avant-projet de la nouvelle constitution, son article 180 stipule que l’organe technique des élections doit organiser non seulement le référendum, mais aussi les autres scrutins. Or, la date a été fixée sans que nous sachions comment cet organe sera mis en place.

Nous ignorons encore si le fichier électoral de 2020 sera utilisé ou s’il faudra en élaborer un nouveau. Il n’y a pas non plus d’accord sur le code électoral, alors même que les techniciens du CNT travaillent à en produire une nouvelle version.

 Par ailleurs, l’acheminement des kits électoraux à l’intérieur du pays et le recensement de la population n’ont toujours pas commencé. 

 À sept mois de l’échéance, toutes ces incertitudes rendent le respect de cette date improbable. Nous sommes donc pessimistes », a déclaré Diabaty Doré.

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