Trafic international de drogue: un Bissau-guinéen condamné  à 10 ans de prison

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Ce mercredi 03 avril 2024, Dias Obida CA, un Bissau-guinéen de 44 ans a été jugé et condamné à 10 ans de prison par le tribunal de première instance de Mafanco. Il était poursuivi pour avoir transporté en Guinée, courant juin 2018, une quantité importante de cocaïne depuis le Brésil par avion.

Selon l’ordonnance de renvoi lue à l’audience, le 4 juin 2018, le chef de la brigade antidrogue de l’aéroport international de Conakry a été informé de l’arrivée d’un citoyen de la Guinée Bissau soupçonné de transporter de la cocaïne depuis le Brésil par un vol de la compagnie Emirates. Dans les bagages du suspect, on aurait retrouvé deux cartons contenant deux machines à plastification, des machines qui servent à compter l’argent et une grosse quantité de cocaïne.

Devant le tribunal, l’accusé a indiqué que le colis, dont il dit ignorer le contenu, ne l’appartenait pas. « J’étais parti acheter de la marchandise au Brésil. Le 28 mai 2018, j’ai rencontré un africain à Sao Paulo (capitale du Brésil), dans un supermarché. Quand il a su que je devais venir en Guinée acheter des fûts, il m’a demandé de transporter un colis à Conakry. J’ai accepté. Il m’a remis deux cartons contenant deux machines à l’aéroport. J’ai vérifié et je n’ai rien remarqué de bizarre. Il a payé les frais des colis. Cet africain dont je ne connais pas la nationalité, m’a informé qu’une fois à l’aéroport de Conakry, une personne viendra récupérer les deux cartons. C’est après mon interpellation par la police guinéenne que j’ai su que je transportais de la drogue », s’est défendu Dias Obida CA.

Le représentant du ministère public, lui, estime que l’accusé est un trafiquant professionnel. « Nous faisons face à un grand trafiquant de drogue qui n’a rien à voir avec ceux qu’on a l’habitude de croiser dans ce tribunal.  Pour preuve, ce dernier opère à l’international. Sinon, comment un inconnu peut vous donner un colis pour transporter d’un continent à un autre ? Je ne crois pas à un mot de ce qu’il dit. Le colis lui appartenait. Pour stopper ce fléau et aider la société à mettre fin à ces trafics, je requiers qu’il soit retenu dans les liens de la culpabilité en le condamnant à 10 ans de réquisition criminelle », a-t-il requis.

La défense, elle, a demandé de renvoyer l’accusé à des fins de la poursuite pour délits non constitués. « Je demande pardon à l’Etat guinéen. Je regrette mon acte et si je le savais, je n’allais pas le faire. Je ne connais personne ici et je n’ai pas de visite. Je vous prie de me laisser entrer dans ma famille. Ils n’ont aucune nouvelle de moi depuis des années », a plaidé l’accusé pour sa propre défense. Mais ces propos n’ébranleront pas la conviction du tribunal qui l’a condamné à 10 ans de réclusion criminelle.

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