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La disparition d’Alpha Oumar Barry, sociologue et enseignant vacataire de l’Université Julius Nyerere de Kankan, continue de susciter interrogations et indignation au sein de l’opinion, notamment sur les conditions ayant entouré l’organisation de ses funérailles.

Sans communication officielle formelle, des responsables de l’institution universitaire affirment toutefois que l’établissement a apporté son soutien à la famille du défunt. « L’université de Kankan a toujours assisté les familles de nos illustres disparus. Nous avons toujours organisé des symposiums à l’image de nos illustres disparus », indique une source interne, précisant que le cas d’Alpha Oumar Barry « n’a pas fait défaut ».
Selon cette même source, la famille aurait exprimé le souhait que le corps soit inhumé dans son village natal, situé à Fougoumba, dans la préfecture de Dalaba.
« Certes, les parents ont décidé d’envoyer le corps dans son village natal pour l’inhumation. Mais dire que l’université n’a pas contribué ou qu’elle a boycotté, ce n’est pas exact », soutient-elle.
L’administration affirme par ailleurs avoir remis une contribution financière de 15 millions de francs guinéens à la famille pour les frais funéraires.
« Les 15 millions ont été remis à la famille. Nous avons assisté à la levée du corps. Nous étions auprès de la famille », assure-t-elle.
Un autre point de désaccord concerne le véhicule utilisé pour le transport de la dépouille vers Dalaba. « Le véhicule qui a été utilisé, c’est la famille qui est venue rencontrer l’université. Ce sont eux-mêmes qui ont dit que c’est ce véhicule qui peut être adapté à la route de Fougoumba », affirme la même source, ajoutant : « On m’a parlé d’un véhicule ‘Verso’. Je me suis demandé pourquoi Verso. On m’a expliqué que c’est ce véhicule qui est adapté à la route. Moi, je ne connais pas le village. Si les parents disent que c’est ce véhicule-là qui est adapté à leur terrain, nous n’avons pas discuté le moyen de déplacement ni imposé quoi que ce soit. »

Toujours selon l’université, six personnes auraient accompagné le corps, dont deux représentants mandatés par le syndicat, un représentant du département du défunt ainsi que plusieurs collègues et amis. « Au-delà de la mobilisation financière, six personnes ont accompagné le corps », insiste la source.
Mais cette version est contestée par Djenab Barry, fille aînée du défunt. « C’est faux, ils mentent. Lorsque mon père est décédé, on a seulement dit que nous souhaitions qu’il soit enterré à Dalaba. C’est tout ce qu’on a dit », affirme-t-elle.
Elle estime que l’université aurait dû assumer l’organisation logistique, au regard des longues années de service de son père au sein de l’institution. « Même si la famille avait souhaité cela, il a servi combien d’années à l’université ? Ils devraient dire non, pour que le corps soit transporté comme il faut », déplore-t-elle.
En l’absence de déclaration officielle signée par les autorités universitaires, ces divergences de versions continuent d’alimenter le débat sur la gestion des obsèques et, plus largement, sur les mécanismes d’accompagnement des enseignants après leur décès.
Karifa Kansan Doumbouya, correspondant à Kankan
622 47 09 60
L’article Polémiques autour des obsèques de l’enseignant AOB décédé à Kankan : « Ils mentent ! », fulmine la fille aînée du défunt est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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