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26 mars 1984/26 mars 2025, la nation guinéenne commémore ce mercredi le 41ème anniversaire de la disparition du père de l’indépendance guinéenne, Camarade Ahmed Sekou Touré.





A l’occasion d´une cérémonie commémorative, compagnons de l’indépendance, membres du gouvernement CNRD, corps diplomatique, anciens ministres, famille et amis se sont retrouvés pour une lecture du Saint Coran.
Cette cérémonie a débuté par les bénédictions dirigées par le premier imam de la mosquée Faycal, Mamadou Saliou Camara, pour le repos de l’âme du président et de ses compagnons mais aussi pour la paix dans le pays.
« Nous effectuons la lecture du Saint Coran tous les ans pour le repos de l’âme du Président Ahmed Sekou Touré et de tous ses compagnons et tous nos martyrs de la Guinée. Parlez-nous un peu de l’homme. L’homme, il a été ce que nous tous nous connaissons, il a été le père de l’indépendance, il a été membre fondateur du RDA, il a été le fondateur de cette nation guinéenne et il a été tout ce qu’il a été, que nous connaissons à travers le monde, pas seulement pour la Guinée mais à travers le monde.Donc, nous célébrons aujourd’hui le 26 mars pour le repos de l’âme de tous nos devanciers et nous disons que l’homme, il est mort par corps mais par esprit, il vit, il vit en nous les Guinéens, il vit en nous le PDG, il vit en nous les membres de sa famille. Par les actes qu’il a posés à travers le monde, nous sommes fiers de lui et nous devenons fiers de lui et nous continuons son combat. Ce combat qui a été un combat noble à travers l’Afrique qui nous oblige, nous PDG RDA, de continuer ce combat pour l’émancipation des peuples africains », a soutenu Hadja Andrée Dédé Camara.
Au nom de la famille, professeur Mamadi Binko Touré, est revenu sur quelques acquis et idéologie en guise d’héritage pour le peuple de Guinée.
« Commencer par l’éducation qui était gratuite. Nous sommes les purs produits de l’école guinéenne et de la révolution guinéenne. Nous avons commencé du primaire jusqu’à l’université en Guinée et nous avons fréquenté à l’époque les deux plus grandes universités, à savoir l’université Julius Nyerere de Kankan et l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry. À la différence de ce qui se passe maintenant, nous étions une jeunesse unie et indivisible. C’était notre caractéristique fondamentale, comme on le dirait maintenant, notre dénominateur commun, c’était la JRDA, la jeunesse de la révolution démocratique africaine. Mais aujourd’hui, chacun s’identifie prioritairement à son ethnie, à sa région d’appartenance, à sa ville au sein de la région, à sa sous-préfecture et jusqu’à sa famille. La division est exacerbée, le président Ahmed Sekou Touré n’a pas laissé une telle division, mais nous avons l’espoir, avec la jeunesse qui commence à comprendre petit à petit, que les choses vont changer et on reviendra à de meilleurs sentiments et comme le dit le CNRD tous les jours, s’inspirer du passé pour construire l’avenir ensemble.
La révolution, si on doit en parler, on mettra assez de temps à imaginer, on ne peut pas résumer plus de 20 tomes en deux minutes. Et nous, notre guide, c’était les tomes du parti.
Tous nos cours d’idéologie sortaient des tomes du parti et même les sujets d’examen, si vous n’êtes pas attentif et très collé aux tomes et à la revue RDA, vous passez à côté », adressé ce professeur, tout en lançant un appel à l’endroit de la jeunesse.
« Donc nous demandons à la jeunesse d’abord d’être unie et d’abandonner les travers sociaux que sont l’alcool et la drogue ; de se mettre au travail, ne pas tricher. Nous, à notre temps, copier au baccalauréat ou au brevet, c’était l’emprisonnement… Il faut que la jeunesse comprenne que la bagarre que nous sommes en train de mener, c’est pour elle. Les jets de pierre ne nous envoient nulle part, les cris inutiles ne nous envoient nulle part. Tout se termine autour de la table. Quand il y a deux nations qui se battent avec le fusil et les chars, ça se termine toujours autour de la table. On doit instaurer le dialogue, l’esprit du dialogue doit prévaloir au niveau de la jeunesse. C’est ce qui fait qu’il y a problème. On ne doit plus raisonner dans ce pays en ethnie ou en clan.[..]Nous ne devons pas accepter cela. Unissons-nous pour construire un avenir meilleur ».
Concernant l’idéologie sekoutouréiste qui priorise la patrie, le porte-parole ne perd pas espoir.
« C’est ce qui fait que nous sommes en train, petit à petit, de transmettre à la génération montante les quelques notions du passé que nous maîtrisons, tirées des œuvres du parti. La relève, elle n’est pas complètement noire. Le rêve est permis, ce pays peut émerger, pourquoi pas. Le CNRD a montré l’exemple. Donc, en suivant les conseils et en suivant les démarches du CNRD, on pourra aboutir à la Guinée des années 80 », a-t-il projeté.
Manga Mory Bangoura, secrétaire général par Intérim du PDG-RDA a placé cette 41ème célébration sous les couleurs de la paix et de la quiétude sociale.
« La particularité cette année, c’est le signe de la paix et la concorde nationale. Nous sommes en train de dire que la Guinée a besoin de la paix pour se développer, pour son assise sociale. C’est une date historique. La disparition du président Ahmed Sékou Touré a affecté non seulement la Guinée mais le monde entier, l’Afrique en passant. Je suis très réconforté dans mon esprit par rapport à tous les idéaux que le président Ahmed Sekou Touré a pu planter en Guinée, en Afrique et ailleurs. C’est vraiment un sentiment de satisfaction. De passage, je remercie très sincèrement les autorités de la Guinée, les autorités des affaires religieuses qui nous ont toujours appuyés dans la commémoration de cette cérémonie, le grand imam aussi a beaucoup contribué ».
Au nom du CNRD, Colonel Cheick Gadiri Condé, directeur général par Intérim des douanes, accompagné d’une délégation, a livré ses impressions et salué la mémoire de l’homme.
« Mes sentiments aujourd’hui sont les sentiments de fierté, d’humilité et surtout de recueil. Nous sommes là au nom du CNRD, à sa tête le Général d’armée Mamadi Doumbouya, président de la République, Chef Suprême des armées pour venir participer à ce recueil, participer à cette lecture du Saint Coran pour la paix de l’âme de notre illustre disparu, qui est le père de l’indépendance, feu président Ahmed Sékou Touré », a-t-il transmis avant de formuler à son tour: « je voudrais profiter de cet instant précieux pour prier Allah pour lui accorder son paradis final, accorder la paix à la Guinée, accorder le développement à la Guinée sous le leadership de son fils, son représentant, le général d’armée Mamadi Doumbouya », a-t-il soutenu.
Après la mosquée Faycal où les témoignages n’ont pas manqué à l’endroit du père de l’indépendance guinéenne, cette délégation s’est rendue au mausolée de la grande mosquée Fayçal pour un recueillement.
Mayi Cissé
623 625 365
L’article Guinée : commémoration de l’An 41 de la disparition du président Ahmed Sékou Touré est apparu en premier sur Mediaguinee.com.