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À l’occasion des fêtes de fin d’année, l’ambiance n’a pas été aussi festive que les années précédente en Guinée, notamment à Conakry. Entre le climat de peur lié au contexte électoral, l’absence d’activités récréatives pour les enfants et les difficultés économiques marquées par une pénurie de liquidités dans les banques, de nombreux citoyens témoignent d’une célébration vécue dans la retenue et l’incertitude. Tel est le constat fait à la plage de Takonko, dans la commune de Ratoma, par Guineematin.com à travers un de ses reporters.
Marie Madeleine Kolié, Laborantine de professionMarie Madeleine Kolié, Laborantine de profession, donne sa lecture par rapport à la fête de fin d’année. « La fin de cette année a coïncidé avec le scrutin présidentiel. Ce qui fait que les gens étaient réticents de sortir pour les lieux de loisirs. La peur était là. Parce que déjà, on disait que dès 21heures, à partir du vendredi ou samedi, je sais pas trop, qu’il devait y avoir couvre-feu. Cela a empêché vraiment les gens d’être dans la joie par rapport aux autres années. Ça a fait peur. C’est pourquoi il n’y a pas eu trop de joie. Les gens avaient la peur en eux », a-t-elle laissé entendre.
Par ailleurs, Marie Madeleine Kolié ajoute qu’il n’y pas eu de communication autour des lieux de loisirs pour les enfants à cette fin d’année. « Cette année , on a pas eu beaucoup de publicités concernant les lieux de loisirs pour les enfants. Sinon, habituellement, on se dit, comme ce qu’il y a eu au stade de Nongo l’année passée, qu’il allait y avoir un centre de loisirs pour les enfants. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Même au jardin d’enfants, au jardin du 2 octobre, je n’ai vue aucune annonce là-dessus. C’est ce qui a fait que pour aujourd’hui, j’ai décider d’un seul coup comme ça, après la prière à l’église, j’ai dit aux enfants venir ici à Takonko pour voir s’ils pouvaient un peu se recréer », a expliqué Marie Madeleine Kolié.
Pour sa part, Oumar Tounkara, entrepreneur, a fait savoir que les difficultés économiques ont fortement pesé sur le quotidien des citoyens en cette fin d’année.
« Cette année, il n’y a pas assez d’argent dans les banques, c’est tout. Parce que, imaginez-vous, quand vous venez avec un chèque de 5 millions, on vous dit que c’est 1 million GNF que vous pouvez prendre. J’ai vécu l’effet là, c’est-à-dire en direct, avec la vista banque. Donc, du coup, sans l’argent, on ne peut pas fêter. Donc, les gens ont utilisé le minimum qu’ils ont pour pouvoir sortir. Mais, réellement, il faut que l’État essaie de penser un peu à la liquidité », a-t-il fait savoir.

Hadja Saran DIAKITÉ pour Guineematin.com
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