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À l’occasion du 39eme sommet de l’Union Africaine tenu récemment, l’éventuelle candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire générale des Nations-Unies a alimenté les débats. Le sujet fait d’ailleurs l’objet de discussions depuis près d’un an, sans aucune confirmation officielle de l’UA.
Mais, pour que la candidature de Macky Sall ait beaucoup plus de chances d’aboutir, l’ancien président sénégalais a besoin du soutien de son pays. Mais la relation entre Macky Sall et ses anciens prisonniers n’est pas au beau fixe. C’est pourquoi beaucoup d’observateurs pensent qu’il serait compliqué pour l’homme.
Rencontré ce mardi 17 février dans la commune de Sonfonia, Yaya Diallo, analyste géopolitique pense le contraire. Pour le journaliste, l’intérêt général doit prévaloir.
“C’est une question très fondamentale aujourd’hui qui occupe tous les esprits, notamment africains, celle de savoir est-ce qu’au regard de son passé, Macky Sall peut bénéficier de l’accompagnement, donc du parrainage de son État d’origine, en l’occurrence le Sénégal, pour accéder à la tête de l’Assemblée générale des Nations Unies, donc pour être secrétaire générale des Nations Unies. Alors, sur cette question-là, il faut aller beaucoup plus en profondeur. Entre la nécessité pour Macky d’être parrainé par son pays, ce qui renforcerait sa légitimité, et disons, de l’autre côté aussi, le fait de souligner qu’il n’est pas obligatoire que Macky soit fondamentalement parrainé par son État d’origine pour que sa candidature soit acceptée ou validée au niveau des Nations Unies. Alors, à l’interne, il y a des problèmes, parce qu’aujourd’hui, même au niveau du PASTEF, avec lequel il a eu un passé très difficile, politiquement parlant. Il faut qu’on mette en avant l’intérêt général et l’État sénégalais. On peut bien dire, effectivement, qu’ils pourront s’en passer de cette considération politique », a-t-il indiqué.
Selon cet analyste, au-delà du soutien de son pays, le passé glorieux de Macky Sall et son réseau à l’international vont beaucoup peser en sa faveur.
« La première chance pour Macky d’abord, ce sont ses expériences. On peut dire effectivement que c’est quelqu’un qui a une grande expérience. Au niveau d’abord de son Etat, il a été chef d’État pendant plus d’une décennie, donc 12 ans à la tête du Sénégal. Après, il a été le président en exercice de la CEDEAO. Après, il a été le président de l’Union africaine. Donc, au regard de son parcours, on peut dire effectivement qu’il a aujourd’hui tout ce qu’il faut pour justement occuper la tête de l’organisation des Nations unies. De l’autre côté, ce sont ses lobbys à lui. Parce que vous savez très bien que pour être à la tête des Nations unies, c’est la nécessité effectivement des lobbys, des lobbys à l’interne, c’est-à-dire qu’au niveau de l’organisation, notamment au niveau du conseil de sécurité. Je pense que Macky, de ce point de vue-là, peut avoir toutes les chances pour pouvoir justement arriver à la tête de cette organisation, d’autant plus qu’aujourd’hui, au niveau du continent, il peut effectivement aussi bénéficier largement du soutien des chefs d’États africains », a-t-il argué.
Mamadou Mouctar SYLLA
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il y a 3 heures
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