Prix des denrées : l’État et la Chambre de commerce signent un accord et menacent de fermer les commerces contrevenants

il y a 3 heures 27
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À quelques heures du début du mois de Ramadan et à l’approche du carême, l’État guinéen et la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée (CCIAG) ont signé un protocole d’accord portant sur l’approvisionnement du marché national et la fixation des prix plafonds des denrées alimentaires de première nécessité.

Cet accord engage l’ensemble des parties prenantes, notamment la Direction générale des douanes, la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée ainsi que la Direction nationale du commerce intérieur et de la concurrence.

Entrée en vigueur ce mardi 17 janvier 2026, la mesure restera applicable jusqu’au 30 juin 2026. Elle vise à protéger les consommateurs face à des pratiques tarifaires parfois jugées excessives. Le protocole précise que les commerçants sont autorisés à pratiquer des prix inférieurs aux plafonds fixés d’un commun accord par les parties signataires, mais qu’ils ne peuvent en aucun cas les dépasser.

Sont concernés par cette réglementation : le riz importé étuvé 5 % brisures (sac de 50 kg), le riz blanc 25 % brisures (50 kg), le sucre (50 kg), l’huile CIAO (bidon de 20 litres), l’oignon (25 kg), le lait en poudre (25 kg), le poulet entier (carton de 10 kg), les cuisses de poulet (10 kg) ainsi que la farine (50 kg). La grille des prix est détaillée ci-dessous.

Dans sa communication, le directeur général de l’antenne communale de la CCIAG de Matam, Saïkou Oumar Diallo, a tenu à rassurer :

« Depuis que vous nous avez mis au travail ici à Matam, les opérateurs économiques de tous les secteurs confondus, les signataires naturellement de ce protocole d’accord, ont été largement représentés de façon inclusive pour la discussion. Donc cela a amené la Chambre de commerce et les opérateurs économiques à tomber d’accord sur un fait : cette fois-ci, tous les secteurs ont été inclusivement accordés sur le prix que vous avez signé hier. »

Présent à cette conférence de presse, le directeur national du commerce intérieur et de la concurrence, Mohamed Traoré, a expliqué les raisons ayant facilité la signature de ces nouvelles dispositions :

« Face au souci de protection des consommateurs, nous avons engagé des discussions pour ne pas que ça soit un diktat, pour ne pas que ces prix soient fixés de façon unilatérale. Donc c’est une concertation avec ces opérateurs pour qu’en analysant l’ensemble des charges, en voyant la structure des charges et en tenant compte du revenu du Guinéen, nous trouvions un prix qu’on va appeler prix plafond. Cela veut dire prix maximum, mais cela ne veut pas dire prix de vente. Cela veut dire que nous avons analysé plusieurs factures et nous sommes convenus que, quelles que soient les raisons, pendant une période donnée, les prix proposés aux consommateurs ne doivent pas excéder ces prix. »

Évoquant les sanctions prévues en cas de violation des dispositions du protocole, Mohamed Camara a invité la population à s’impliquer activement dans le signalement des infractions. « Nous invitons l’ensemble de la population à signaler les lieux de commerce où ces prix plafonds sont dépassés. Dès lors que les prix sont appliqués au-dessus, même de 100 francs guinéens, de ces prix indiqués, cela constitue une infraction. Et nous souhaitons être appelés au 142 ou être joints par n’importe quel autre moyen pour que nous puissions effectivement être saisis afin de régulariser le commerce. […] Les sanctions seront très sévères et nous allons les renforcer davantage pour qu’elles soient les plus contraignantes possible. Mais la première des choses, c’est la fermeture du magasin en question… », alerte le directeur national du commerce intérieur et de la concurrence.

Pour sa part, le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée, Elhadj Mamadou Baldé, qui a salué les efforts obtenus, notamment la suppression des surestaries pour une période de plus de trois mois et la libre circulation des gros porteurs à toutes les heures de la journée et de la nuit, a détaillé les dispositions prévues pour assurer le strict respect de l’accord :

« Cet accord qui est conclu ici, nous allons le partager avec tous les présidents des régions, tous les présidents des antennes communales et les présidents des antennes préfectorales à l’intérieur du pays. Chaque président préfectoral et président régional doit s’approcher de son préfet de la localité et le préfet, en collaboration avec le directeur préfectoral du commerce, doit mobiliser les acteurs et faire la lecture en collaboration avec la radio de la localité pour que l’information soit relayée et que tout le monde comprenne que ce n’est pas uniquement propre à Conakry : cela concerne l’intérieur du pays et toute la Guinée en général. », a-t-il expliqué.

Mamadou Yaya Barry

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