Élection présidentielle 2025 : la NGR d’Ibrahima ABE Sylla prend acte des résultats

il y a 4 heures 16
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Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, la scène politique guinéenne retient son souffle, scrutant chaque prise de position avec une attention particulière. C’est dans ce climat  que le Parti Nouvelle Génération de la République (NGR) a choisi de s’exprimer, par la voix de son président Abé Sylla, dans un texte qui oscille entre la courtoisie républicaine et une fermeté de principe. En prenant acte de la victoire annoncée de Mamadi Doumbouya, la NGR ne se contente pas d’une simple formalité protocolaire ; elle pose les jalons d’une opposition qui se veut responsable, refusant la politique de la chaise vide tout en refusant le silence sur les irrégularités présumées.

En reconnaissant la Direction Générale des Élections (DGE) comme l’instance légale de supervision, Abé Sylla joue la carte de la stabilité institutionnelle, un choix stratégique qui vise avant tout à épargner au pays les affres d’une contestation violente.

Cependant, cette reconnaissance n’est pas une abdication : le leader de la NGR se fait l’écho des inquiétudes qui montent de la base, citant les griefs de ses militants et les rapports des observateurs sur le déroulement du scrutin.

L’exigence est claire : la crédibilité du futur mandat dépendra de la transparence absolue avec laquelle les recours seront traités. En appelant à un examen rigoureux et légal des différends, le parti renvoie les institutions face à leurs responsabilités historiques, martelant que la paix sociale ne peut se construire que sur le socle d’une justice électorale incontestable.

Pour Abé Sylla, l’heure n’est plus aux invectives mais au droit, une posture de sentinelle qui permet à la NGR de rester un acteur central du dialogue national.

En réitérant son engagement pour l’unité et la justice sociale, le parti se prépare déjà pour l’étape suivante, celle d’une opposition vigilante qui, tout en respectant le cadre constitutionnel, ne compte rien céder sur les aspirations démocratiques de ses concitoyens.

C’est un pari sur la maturité politique, où le salut de la République prime sur les intérêts partisans, dans l’attente d’un dénouement judiciaire qui scellera, enfin, le destin de cette transition.

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