Education : reprise des négociations ce vendredi sur fond de tensions entre acteurs syndicaux

il y a 2 heures 14
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Suspendues le 16 décembre dernier à la demande du gouvernement afin de permettre une consultation technique, notamment sur les incidences financières, les négociations autour du mémorandum de l’intersyndicale de l’éducation (FSPE-SLECG-SNE) reprennent ce vendredi 2 janvier, à 10 heures GMT, au ministère de la Fonction publique.

Cette reprise intervient dans un climat de profonde division au sein de l’intersyndicale. Les structures membres divergent sur la stratégie à adopter pour contraindre le gouvernement à satisfaire les points clés de leur plateforme revendicative notamment : la signature du statut particulier révisé, l’intégration des enseignants contractuels à la fonction publique et le déblocage des salaires de nombreux enseignants.

Le duo FSPE-SNE affiche une position inflexible. Pour ces deux structures, la grève est désormais inévitable. Elles appellent les enseignants à observer un arrêt de travail dès le 5 janvier prochain, et ce, jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

« On peut poursuivre les négociations tout en étant en grève », lançait récemment Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE, tout en dénonçant la mauvaise foi des autorités.

À l’opposé, les dirigeants du SLECG optent pour la poursuite des discussions. Ils mettent en avant la bonne volonté du gouvernement et soulignent les acquis du protocole d’accord signé le 2 décembre dernier. Convaincus de la signature imminente du statut particulier, ils privilégient le maintien d’un climat de dialogue constructif.

C’est donc une intersyndicale affaiblie par ses dissensions internes qui se présentera face au gouvernement ce vendredi. Ce climat de désunion fait craindre des risques d’affrontements entre les différents acteurs du secteur éducatif sur le terrain.

Tout l’enjeu repose désormais sur la capacité du président du Conseil National du Dialogue Social (CNDS) à aplanir ces divergences internes avant d’entamer les discussions de fond, ce vendredi.

Alhassane Fofana

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