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Après plusieurs mois de négociations tendues, le gouvernement guinéen et l’intersyndicale de l’éducation, désormais unifiée, sont parvenus à un protocole d’accord mettant fin à des menaces de grève dans le secteur éducatif. Les discussions, entamées vendredi à 10 heures, se sont achevées aux environs de 3 heures 30 minutes du samedi 3 janvier 2025 par la signature d’un document consensuel.
Selon Michèle Pépé Balamou, porte-parole de l’intersyndicale de l’éducation, l’accord signé regroupe à la fois le protocole conclu le 2 décembre 2025 et celui paraphé dans la nuit de vendredi à samedi. Une fusion qui, selon lui, répond aux revendications de l’ensemble des structures syndicales du secteur :
« Le premier acquis le plus important, c’est le fait qu’il n’y a plus deux protocoles d’accord, mais il y a un seul protocole d’accord. Le protocole d’accord qui a été signé le mardi 2 décembre 2025 se retrouve dans le protocole d’accord qui a été signé également ce samedi 3 janvier 2026. Ce qui veut dire queh c’est un protocole qui devient une forme de réconciliation de l’intersyndical de l’éducation autour de la défense des intérêts des enseignants », a-t-il déclaré à l’entame de ses propos.
Des avancées majeures obtenues pour les enseignants
Dans le détail, le secrétaire général du SNE a salué plusieurs acquis importants contenus dans le document final, notamment la revalorisation des indemnités longtemps considérées comme inaccessibles :
« Les indemnités de logement qui étaient considérées comme des sujets tabous, qui n’étaient même pas inscrits à l’ordre du jour pour les discussions, ont fait l’objet de débats. Et ont connu une augmentation substantielle en termes de revalorisation, d’autant plus que l’indemnité de logement qui était fixée à 450.000 francs se retrouve aujourd’hui à 700.000 francs guinéens. Et l’indemnité de transport qui était également à 450.000 francs se retrouve aujourd’hui à 650.000 francs guinéens ».
Autre point majeur : l’amélioration annoncée des primes de fonction pour les cadres et responsables du secteur éducatif : « Nous avons parlé de la prime de fonction des hauts cadres et des responsables des structures déconcentrées du secteur de l’éducation et de la formation. Et à ce niveau, nous avons convenu à ce qu’une commission technique soit mise en place, composée du gouvernement, du syndicat, de la médiation, de la facilitation, à l’effet de demander au département sectoriel du secteur de l’éducation et de la formation de remonter les documents de nomination ».
Le dossier sensible des enseignants contractuels
La situation des enseignants contractuels communaux, au cœur des précédentes tensions, a également été abordée au cours des négociations :
« Il a été question également de l’épineux dossier des enseignants contractuels qui avait fait l’objet aussi d’un certain traitement au niveau du premier protocole. Mais en réalité, il a été question de revoir ce point en faisant en sorte que les 4 500 enseignants contractuels communaux non retenus à l’issue de l’évaluation en pratique des classes soient un peu mis en orbite en ce qui concerne la première évaluation qu’ils avaient déjà effectuée, qu’on appelle l’évaluation en pratique des classes, et l’évaluation pendant laquelle ils ont obtenu des notes. Donc, il a été question qu’une autre commission technique aussi soit mise en place pour évaluer ce dossier […] Et donc, voilà succinctement ce qui a été obtenu en termes d’acquis, et je pense que c’est la Guinée qui aura triomphé de cet accord », s’est-il réjoui.
Le gouvernement salue l’aboutissement du dialogue
Du côté gouvernemental, Aboubacar Kourouma, Secrétaire générale du Ministère du Travail et de la Fonction publique, a salué la conclusion de cet accord, qu’il considère comme une preuve de la volonté de l’État de privilégier le dialogue social :
« Nous arrivons à la conclusion de ce protocole d’accord comme preuve de l’engagement du gouvernement à améliorer les conditions de vie et les conditions de travail de l’ensemble des travailleurs de l’État et particulièrement le secteur de l’éducation en ce qui concerne l’intersyndicale. C’est aussi la preuve manifeste de la volonté du gouvernement depuis le 5 septembre 2021, de faire du dialogue social le mode de gouvernance dans toutes nos entreprises », a-t-il déclaré avant de reconnaître que l’accord signé le 2 décembre dernier a été fait dans un climat de tension et de désunion.
Le médiateur promet un suivi rigoureux
Président du Conseil national du dialogue social (CNDS) et médiateur dans ces discussions, Dr Alia Camara s’est engagé à veiller à l’application effective du protocole signé :
« Une des missions du CNDS, c’est aussi de veiller au respect de l’engagement convenu entre les parties. Nous allons y veiller et veiller au respect de l’engagement qui sont contenus dans ce protocole et nous inscrire dans une dynamique de dialogue permanent. Ce n’est qu’un pas dans un processus long. Mais ce pas là, est aujourd’hui franchi. Il y a d’autres étapes qui nous attendent mais nous serons là pour amener les parties à un accord et à un consensus ».
Selon les parties signataires, les négociations se poursuivront en février 2026 afin d’aborder d’autres points, notamment la signature définitive et la mise en œuvre intégrale du protocole d’accord.
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il y a 12 heures
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