PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]
L’Association Scolaire et Estudiantine de Guinée (A-SEG) a officiellement saisi le ministre de l’éducation nationale ce 17 février 2026.
L’organisation dénonce l’illégalité de la décision N°049/DPE/BOK/2026 excluant plusieurs élèves et pointe du doigt des violations graves des droits de l’enfant.
Si l’association réaffirme son attachement à la pudeur et à la discipline en milieu scolaire, elle estime que la Direction Préfectorale de l’Éducation (DPE) de Boké a agi en dehors de tout cadre légal dans l’affaire des vidéos circulant sur les réseaux sociaux.
L’argument de l’A-SEG repose sur l’incompétence territoriale du DPE de Boké. En interdisant aux élèves l’accès à toutes les écoles guinéennes, le Directeur préfectoral aurait usurpé une prérogative qui revient exclusivement au ministre.
« Le DPE ne peut pas prendre une décision nationale. Cet excès de pouvoir rend l’acte nul de plein droit », martèle l’association.
L’A-SEG rappelle que la nouvelle Constitution du 26 septembre 2025 garantit le droit à l’éducation pour tous. En privant ces jeunes filles de scolarité pendant deux trimestres sans passer par une commission disciplinaire paritaire, l’administration est accusée de :
Violence institutionnelle, à travers une sanction jugée disproportionnée et de violation de la vie privée, car la diffusion nominative des élèves par la DPE est contraire à l’article 43 du Code de l’Enfant.
L’aspect le plus grave soulevé par le courrier concerne l’absence d’enquête sur les adultes. L’A-SEG s’inquiète ainsi du silence des autorités locales face aux allégations de relations intimes entre certains enseignants et ces élèves mineures. Pour l’organisation, sanctionner les élèves tout en ignorant le rôle potentiel des enseignants s’apparente à une entrave à la justice.
Pour rétablir l’État de droit à l’école, l’association demande au ministre :
L’annulation immédiate de la décision d’exclusion ; La réintégration des élèves pour leur permettre de finir l’année scolaire ; L’ouverture d’une enquête par l’Inspection Générale sur les soupçons d’abus sexuels commis par des enseignants.
Enfin l’A-SEG se dit prête à collaborer avec les autorités pour sensibiliser la jeunesse sur l’usage responsable des réseaux sociaux, tout en rappelant que la justice ne doit pas se faire au détriment de l’avenir des enfants.

.png)
il y a 2 heures
24



















English (US) ·