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Dans son discours de Nouvel An, l’ancien Premier ministre guinéen et leader politique Cellou Dalein Diallo a dressé un tableau sombre de la situation du pays, exprimant un profond pessimisme quant à l’avenir démocratique de la Guinée à l’orée de 2026.
S’adressant aux Guinéennes et aux Guinéens « en tant que président de parti, mais aussi comme citoyen et fils du pays », Cellou Dalein Diallo a estimé que l’année 2025 s’achève dans un contexte « critique », appelé, selon lui, à marquer durablement l’histoire nationale.
« Jamais la gravité du moment n’a aussi cruellement résonné en matière de démocratie et de droits humains », a-t-il déclaré, affirmant que la Guinée ne se trouve plus « au bord du précipice », mais déjà « enfoncée par la violence et la tyrannie du CNRD et de son gouvernement ».
L’opposant a attribué cette situation à « quatre années de mensonges, de trahisons, de rapts, de crimes, d’enlèvements et de meurtres », évoquant notamment la mort de 65 jeunes manifestants ainsi que celle de plusieurs personnalités, dont le général Sadiba Coulibaly, le colonel Célestin Bilivogui et le docteur Mohamed Dioubaté. Il a adressé un message de compassion aux familles des victimes, promettant de poursuivre ses efforts afin que « les conditions exactes de leur arrestation, de leur détention et de leur mort » soient élucidées.
Cellou Dalein Diallo a également cité plusieurs cas de disparitions forcées, parmi lesquels Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, Billo Bah, Sadou Nimaga, Habib Marouane Camara, Mamadou Borry Barry dit « Mabory », Adama Keïta, le père du journaliste Babila Keïta, ainsi que les enfants de l’artiste Elie Kamano.
L’ancien Premier ministre a par ailleurs dénoncé les détentions qu’il qualifie d’arbitraires, mentionnant notamment Aliou Bah et « de nombreux compatriotes de tout âge et de toute opinion » incarcérés, selon lui, « sous des prétextes fallacieux ». Il a rendu hommage à ceux qui ont « perdu la vie, leur intégrité physique ou leur liberté en défendant la démocratie et l’honneur de la patrie », appelant leurs familles à la résilience.
Abordant les perspectives politiques, Cellou Dalein Diallo s’est montré particulièrement alarmiste :
« Le moment est grave. Au regard de notre passé récent, 2026 n’annonce pas du nouveau, mais la terrible continuité du même », a-t-il affirmé. Il a dénoncé ce qu’il considère comme une contradiction entre l’annonce de la fin de la transition et la réalité d’une « prolongation du régime d’exception ».
Pour le leader politique, la promesse d’une nouvelle ère masquerait en réalité « une plongée dans les ténèbres », marquée par « la fin du pluralisme politique et l’installation d’une tyrannie civilo-militaire ».
L’article Cellou Dalein Diallo : « 2026 n’annonce pas du nouveau, mais …» est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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il y a 3 heures
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