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Organisé par UPA DI et Equitas dans le cadre du projet Femmes Pro-Forêts, le forum national sur la gouvernance inclusive des ressources naturelles a été officiellement lancé ce mercredi 15 avril 2026, dans un réceptif hôtelier à Conakry. Le coup d’envoi des travaux a été donné par le secrétaire général du ministère de l’Environnement, Dr Karim Samoura. Cette rencontre a été précédée d’un atelier préparatoire tenu mardi. Elle a réuni des partenaires techniques, des organisations de la société civile ainsi que des femmes leaders issues des zones d’intervention du projet Femmes Pro-Forêts. Elle s’inscrit dans une dynamique de valorisation du rôle des femmes dans la conservation des écosystèmes, notamment autour du Parc national du Moyen-Bafing, qui couvre les régions de Faranah, Labé et Mamou, où 500 femmes ont été accompagnées dans 25 villages, a appris Guineematin.com à travers l’un de ses reporters.
Dans son allocution, Dr Karim Samoura a mis en avant les résultats tangibles obtenus après près de trois années de mise en œuvre. Il a notamment insisté sur l’approche participative et collaborative adoptée dès le lancement du projet, ainsi que sur son impact concret sur le terrain.
Dr Karim Samoura, secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable« Le projet Femmes Pro-Forêts est en activité depuis environ trois ans. J’ai eu la chance d’être justement l’une des personnes qui, en collaboration avec l’ambassadrice du Canada au Sénégal, a reçu ce projet et insisté sur une démarche participative, une démarche collaborative comme cadre pour l’installer, et surtout une démarche de synergie. À l’époque, les projets présents sur le terrain étaient le projet de gestion intégrée des ressources naturelles du paysage de Bafing-Falémé et le projet de l’offset de Moyen-Bafing, qui s’est traduit par le Parc national du Moyen-Bafing. Nous avons été sur le terrain, nous avons suivi toutes les étapes en tant que président du comité de pilotage. Aujourd’hui, c’est avec une grande fierté, très sincèrement, que je suis ce projet qui a fini par maîtriser son territoire, qui a accompagné les femmes, les jeunes femmes, et qui a développé une sorte d’empowerment de la couche féminine autour du Parc national du Moyen-Bafing. Le projet a réussi à installer, dans plusieurs villages de la zone d’intervention, des stratégies concrètes et opérationnelles en matière de genre, d’intégration des femmes, d’égalité, de respect des droits des femmes, mais aussi en matière de capacité d’intervention des femmes dans le développement économique et social des communautés. Aujourd’hui, c’est la deuxième fois que je viens participer à une action majeure du projet Femmes Pro-Forêts à l’échelle nationale. Cela signifie que, de l’échelle territoriale, nous sommes en train de traduire une expérience développée au niveau local à l’échelle nationale. La dernière fois, il s’agissait de débattre de la manière de développer et de déployer une stratégie genre du niveau local à l’échelle nationale. Cela a permis de débattre de l’expérience de nos communautés et du projet sur les questions de genre et de changement climatique, afin de voir comment cela peut servir dans d’autres domaines comme le genre et l’éducation, le genre et la santé, etc. Être là aujourd’hui pour débattre, en ce jour symbolique, des questions d’inclusivité montre que nous ne sommes plus seulement dans le genre et le changement climatique, ou dans le genre et l’éducation, mais dans un espace de transversalité. Nous regardons comment la femme est prise en compte, comment des actions concrètes sont mises en place pour anticiper et renforcer ses capacités face aux enjeux de l’eau, du réchauffement climatique, mais aussi de l’accès à la nourriture, de l’éducation des enfants et de sa propre éducation. Quand je dis “prendre le pouvoir”, c’est s’insérer dans la sphère de prise de décision, afin d’influencer et de ne plus subir les décisions des autres. Si aujourd’hui nous arrivons à mener ce débat, c’est parce que, sur le terrain, un travail de fond a été fait. Et si nous réussissons à faire venir des femmes communautaires, qui ne parlent même pas français mais qui ont la capacité de s’affirmer, de demander leurs droits et de comprendre leurs responsabilités dans leur langue du terroir, c’est bien la preuve de ce travail. Le fait qu’elles puissent aujourd’hui discuter avec les ONG et les médias au niveau national montre que nous avons fait un grand pas. Il reste encore beaucoup à faire, mais l’espoir est permis, car nous avons aujourd’hui une base solide. La préoccupation actuelle du ministère est de regarder concrètement l’avenir : le projet va finir, comment pérenniser les acquis ? Comment envisager une deuxième phase ? Nous savons que le bailleur, Affaires mondiales Canada, est engagé dans la lutte contre le changement climatique au niveau mondial et dans l’accompagnement des pays en développement. Nous allons donc prendre des dispositions sous le leadership de Madame la ministre pour anticiper l’avenir du projet. La stratégie aujourd’hui est de recentrer les efforts sur la conservation, la préservation et la restauration du massif du Fouta-Djallon. On ne peut pas restaurer les ressources en eau sans répondre aux besoins des communautés locales, notamment des femmes. En le faisant, nous améliorons leur qualité de vie, leurs revenus, tout en orientant leurs actions vers des pratiques écologiquement durables. C’est dans cette dynamique que le gouvernement s’inscrit : les actions dans le cadre de Bafing-Falémé et des aires protégées seront restructurées pour constituer un continuum, avec l’ambition d’une réserve mondiale de biosphère. Cela ouvrira des opportunités de financement, tout comme le statut de patrimoine mondial de l’UNESCO pour le massif du Fouta-Djallon », a-t-il dit.
De son côté, Mamadou Tafsir Diallo, directeur du projet et représentant pays de UPA Développement International en Guinée, a détaillé les objectifs de ce forum, qui vise à créer un espace de dialogue direct entre les communautés bénéficiaires et les décideurs publics. Il a mis en lumière les retombées économiques et environnementales du projet.
Mamadou Tafsir Diallo, directeur du projet Femmes Pro Forêt« C’est un forum national sur la gouvernance inclusive des ressources naturelles dans le PNMB, qui regroupe plusieurs acteurs, parties prenantes et cadres institutionnels de différents ministères, afin de permettre aux acteurs de la conservation d’échanger et de faire avancer les activités de préservation. Le projet, financé par le gouvernement du Canada, s’appelle Femmes Pro-Forêts. Il vise l’implication des femmes dans la gestion des ressources naturelles autour du Parc national du Moyen-Bafing. Après des activités au niveau régional, nous avons souhaité amener ces femmes leaders à Conakry pour qu’elles puissent rencontrer les détenteurs d’obligations, ceux qui ont la responsabilité de répondre à leurs besoins. Ces femmes viennent des régions de Mamou, Labé et Faranah. À travers ces échanges, elles pourront faire leur plaidoyer. Depuis le début, nous avons installé six pépinières et produit environ 600 000 plants. Le projet rachète ces plants, ce qui a permis d’injecter plus d’un demi-milliard de francs guinéens dans les communautés. Les revenus sont répartis ainsi : 50 % pour les femmes, 30 % pour la continuité des activités et 20 % pour le développement communautaire. Plus de 60 % des membres des pépinières sont des femmes. Il y a aussi des activités agricoles, du maraîchage, la production de karité et l’apiculture moderne, permettant aux femmes de générer des revenus tout en préservant les ressources naturelles », a-t-il souligné.
Pour sa part, Amadou Mouctar Baldé, directeur de la programmation Femmes Pro-Forêts, a indiqué que plus de 500 femmes ont été formées sur les questions de justice climatique et de droits environnementaux. Selon lui, cette rencontre permettra aux femmes d’exprimer leurs besoins.
Amadou Mouctar Baldé, directeur de la programmation Femmes Pro Forêts« Le projet Femmes Pro-Forêts, financé par Affaires mondiales Canada, contribue à la conservation des écosystèmes forestiers du Parc national du Moyen-Bafing. Ce parc couvre les régions de Mamou, Labé et Faranah. La rencontre d’aujourd’hui est l’aboutissement de deux à trois ans de travail sur le terrain. Elle permet aux femmes accompagnées de rencontrer les détenteurs de responsabilités pour exprimer leurs revendications. Depuis 2024, nous avons formé 500 femmes dans 25 villages sur la justice climatique et les droits environnementaux. Ensuite, des formations en plaidoyer ont permis à 40 femmes et 20 organisations de la société civile de mieux défendre leurs intérêts. Des ateliers régionaux et nationaux ont également été organisés pour renforcer les capacités des acteurs institutionnels sur les questions d’égalité et de gouvernance inclusive. Aujourd’hui, cette rencontre permet de confronter les besoins des femmes aux réponses des décideurs. Nous encourageons les femmes à s’exprimer librement et les organisations à continuer leur accompagnement afin d’aboutir à des actions concrètes », a dit Amadou Mouctar Baldé.
Ismaël Diallo pour Guineematin.com
Tél : 624693333
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