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La menace de grève brandie par l’intersyndicale FSPE-SNE suscite l’inquiétude de la Fédération guinéenne des parents d’élèves, étudiants et amis de l’école (FEGUIPAE). Sa présidente, Hadja Adama Sow, appelle les différentes parties à privilégier le dialogue et à préserver l’intérêt supérieur de l’école guinéenne.
Réunis en assemblée générale le samedi 11 avril 2026 à la Bourse du Travail, les membres de l’intersyndicale FSPE-SNE ont exprimé leur exaspération face à la lenteur dans la mise en œuvre des engagements pris. Ils ont adressé un ultimatum aux autorités, assorti d’un moratoire courant jusqu’au vendredi 17 avril 2026, afin de permettre au Premier ministre Bah Oury de se saisir du dossier. À défaut, une nouvelle grève pourrait être déclenchée dans le secteur de l’éducation.
Jointe par Guinée360 ce mercredi 15 avril 2026, la présidente de la FEGUIPAE dit ne pas comprendre la démarche des syndicats, estimant que le moment choisi n’est pas opportun. « Notre préoccupation aujourd’hui est l’achèvement de l’année scolaire dans la paix et la quiétude, d’autant plus que les examens de fin d’année approchent. Nous sommes fatigués de ces grèves répétées. Attendre la veille des examens pour déclencher une grève me paraît inapproprié », a-t-elle déclaré.
Les responsables syndicaux accusent le gouvernement de manquer de bonne foi dans l’exécution des points de l’accord signé entre les deux parties le 3 janvier dernier. Pour Hadja Adama Sow, le dossier reste toutefois en cours de traitement. « C’est un processus. On ne peut pas tout résoudre à la fois. Lorsqu’il y a plusieurs points de revendication, si certains sont satisfaits, il faut poursuivre les discussions pour les autres. La grève ne doit pas être un réflexe systématique, mais une étape dans le cadre des négociations entre le gouvernement et les syndicats », a-t-elle expliqué.
Elle interpelle également les syndicalistes sur les conséquences des perturbations scolaires. « Nous ne devons pas compromettre l’apprentissage des enfants. Les enseignants ont eux-mêmes des enfants scolarisés qui doivent passer des examens. Les revendications visent à améliorer les conditions de vie, notamment pour ces enfants. Mais empêcher leur progression dans les études est contre-productif. Les perturbations à la veille des examens nationaux nous préoccupent fortement, d’autant plus qu’elles deviennent récurrentes », a-t-elle insisté.
De son côté, le porte-parole du ministère de l’Éducation, Mohamed Ansa Diawara, a assuré mardi que la mise en œuvre des conclusions issues des discussions évoluait favorablement. Un argument que reprend la présidente de la FEGUIPAE pour encourager la poursuite du dialogue. « Le département en charge de l’Éducation représente le gouvernement dans ce dossier. S’il affirme que les choses avancent, il faut continuer le suivi et les échanges, sans perturber l’apprentissage des élèves », a-t-elle indiqué.
Enfin, Hadja Adama Sow a lancé un appel à l’apaisement. « J’appelle à un climat apaisé dans les établissements scolaires. Il faut donner au gouvernement le temps de mener le processus à son terme. L’essentiel est de s’entendre, d’avancer ensemble, sans pénaliser les élèves. Les syndicats savent où en sont les négociations. Il est important de faire preuve de compréhension et de souplesse », a-t-elle conclu.
L’article Hadja Adama Sow, présidente de la FEGUIPAE : « Nous sommes fatigués des grèves répétées » est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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