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Pour assurer la réussite de la lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme en République de Guinée, le Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) a, dans un mémorandum rendu public ce mardi 16 avril 2026, exhorté les autorités à évoluer vers une gestion souveraine des ressources issues du Fonds mondial.

« Nous, organisations de la société civile guinéenne engagées dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, regroupées au sein du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG), exprimons notre profonde indignation face aux récentes décisions liées à la gestion des subventions du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en Guinée. Depuis l’octroi des premières subventions du Fonds mondial à la République de Guinée, l’État s’est engagé dans une dynamique d’appropriation progressive de la mise en œuvre des différents programmes, à travers le renforcement des capacités de l’Unité d’appui à la gestion et à la coordination des programmes (UAGCP) et des organisations de la société civile (OSC) », a déclaré le CNOSCG dans le mémorandum.
Cependant, poursuit le document, « les résultats récents observés à l’issue de l’Assemblée générale de l’Instance de coordination nationale (ICN) du 9 avril 2026 constituent un recul grave dans ce processus vers la souveraineté sanitaire nationale et un non-respect des directives de localisation de l’aide au développement ».
Tenant compte de cette préoccupation majeure, le CNOSCG indique avoir convoqué une réunion d’urgence afin de définir la position de la société civile par rapport au choix des principaux récipiendaires (PR) pour la mise en œuvre des subventions GC8, à travers les constats ci-après :
- Reconduction tacite et opaque de deux principaux récipiendaires (PR)
La reconduction de deux ONG internationales en tant que PR, sans consultation élargie et transparente, soulève de sérieuses inquiétudes quant au respect des principes de bonne gouvernance de l’Instance de coordination nationale. - Non-respect des engagements contractuels
Les PR reconduits n’ont pas respecté leurs engagements en matière de :- mise en œuvre du plan de transition pour l’appropriation nationale ;
- réalisation des activités planifiées dans le C19RM et GC7 ;
- transfert de compétences à la société civile ;
- promotion du leadership local.
- Atteinte à la souveraineté nationale
Cette situation perpétue une dépendance injustifiée vis-à-vis d’acteurs externes, alors même que la Guinée dispose aujourd’hui de structures nationales compétentes, notamment l’UAGCP.
Au regard de ces constats, le CNOSCG exhorte :
- la Guinée à évoluer vers une gestion souveraine des ressources issues du Fonds mondial ;
- le respect des directives de localisation de l’aide humanitaire et de développement ;
- un arbitrage efficace et efficient de la subvention GC8 ;
- le Fonds mondial à s’inscrire dans une dynamique de transfert de la subvention GC8 à la partie nationale (UAGCP).
Enfin, le CNOSCG réaffirme sa disponibilité pour des échanges constructifs allant dans le sens de la prise en compte des préoccupations légitimes de la société civile et des populations clés, dans l’intérêt supérieur des bénéficiaires de la subvention.
Une synthèse de Elisa CAMARA
L’article Lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme : le CNOSCG appelle à une gestion souveraine des ressources du Fonds mondial en Guinée est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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