« Nous voulons notre argent » : des ex-travailleurs d’Albayrak manifestent et réclament 14 milliards de GNF à la société turque

il y a 3 heures 22
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Plusieurs anciens travailleurs de la société Albayrak ont manifesté à Kaloum ce mardi 14 avril 2026, aux abords du Port autonome de Conakry, pour exiger le paiement de leurs droits après leur licenciement. Malgré une décision de justice rendue le 19 février dernier par le Tribunal de première instance de Mafanco, condamnant l’entreprise à verser 14 milliards de francs guinéens, les ex-employés affirment n’avoir perçu aucun paiement à ce jour. Entre colère, désillusion et détermination, ces éboueurs, restés plusieurs mois sans salaire, dénoncent le silence de leur ancien employeur et l’absence de réaction concrète des autorités, tout en poursuivant leur combat judiciaire, désormais porté devant la Cour d’appel.

La mobilisation a débuté par une marche depuis le gouvernorat de la ville de Conakry. Munis de pancartes et scandant des slogans hostiles à leur ancien employeur, les manifestants ont exprimé leur ras-le-bol face à une situation qu’ils jugent « injuste et méprisante ». « Albayrak zéro, nous voulons notre argent », pouvait-on lire et entendre dans les rangs des protestataires.

Au cœur du litige, une décision du Tribunal de première instance de Mafanco a condamné la société à verser un montant global de 14 milliards de francs guinéens à ses anciens employés, une somme censée couvrir leurs droits après leur licenciement. Mais près de deux mois après ce verdict, aucune suite concrète n’a été donnée, selon les plaignants.

Moussa Fofana, l’un des manifestants

« Je suis l’une des 526 personnes licenciées. L’entreprise a décidé de se séparer de nous. Nous avons saisi le Tribunal de première instance de Mafanco. Elle avait proposé un montant de 3,8 milliards de francs guinéens, selon ses calculs, comme étant nos droits. Nous avons catégoriquement refusé. C’est ainsi que nous l’avons poursuivie en justice. Le 19 février, la décision est tombée. On lui a immédiatement demandé de payer au moins le quart du montant qui nous est dû. Ce quart correspond au montant proposé auparavant et que nous avions refusé. Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons rien perçu », a fustigé Moussa Fofana, l’un des manifestants.

Selon lui, une demande avait été formulée pour que l’entreprise s’acquitte au moins d’un quart de la somme due, en guise de paiement initial, une requête restée lettre morte.

« Même ce montant qu’ils proposaient au départ et que nous avions rejeté n’a jamais été versé », insiste-t-il.

Ces travailleurs, qui étaient en charge de l’assainissement de la capitale, affirment également avoir enduré plus de sept mois sans salaire avant leur licenciement, une situation qui, selon eux, a plongé plusieurs familles dans la précarité.

Arrivés devant le Port autonome de Conakry, les manifestants espéraient rencontrer le directeur général de la société Albayrak, dont la présence sur les lieux leur avait été signalée. Mais leur tentative a été rapidement contenue par les forces de sécurité, qui leur ont interdit l’accès.

Les responsables de la société Albayrak ne se sont pas présentés sur les lieux pour rencontrer les manifestants. Ils sont restés silencieux face aux revendications exprimées.

Kaïn Naboun TRAORÉ pour Guineematin.com

Tél. : (+224) 621 144 891

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