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Dans la préfecture de Coyah, le quotidien de nombreuses femmes a basculé en quelques jours. Jadis installées le long de la route nationale numéro 1 et sur plusieurs artères secondaires de la ville, ces vendeuses faisaient vivre leurs familles grâce à de modestes étals, souvent improvisés mais essentiels à leur survie.

Aujourd’hui, elles ont été déguerpies par les autorités locales, au nom de l’assainissement et de la fluidité de la circulation. Mais derrière cette décision administrative, c’est une réalité humaine douloureuse qui se dessine.
Au marché de Filygbé (Bag-One), dans le quartier Fily 1, censé les accueillir, le décor est frappant. Sous un soleil ardent, ces femmes tentent de se réorganiser tant bien que mal. Pas de hangars suffisants, peu d’espaces aménagés, et surtout un désordre généralisé.
Les marchandises sont étalées à même le sol, exposées à la poussière, à la chaleur et parfois à la pluie. Fruits, légumes, condiments… tout est posé à même la terre, dans des conditions précaires qui mettent en péril à la fois la santé des vendeuses et celle des consommateurs.
Certaines d’entre elles témoignent avec amertume.
« Nous ne refusons pas de quitter la route, mais au moins qu’on nous donne un endroit digne », confie une mère de famille, assise derrière une bassine de tomates déjà flétries par la chaleur.
Comme elle, elles sont nombreuses à se sentir abandonnées, contraintes de choisir entre obéir aux autorités ou nourrir leurs enfants.
Car pour ces femmes, le commerce n’est pas un choix, c’est une nécessité. Veuves, mères célibataires ou soutiens de famille, elles dépendent entièrement de ces petites activités pour survivre. Le déguerpissement, sans mesures d’accompagnement suffisantes, a fragilisé un équilibre déjà précaire.
Au-delà de la question d’ordre public, c’est donc un véritable cri du cœur qui monte du marché de Fily 1. Ces femmes ne demandent pas la lune, juste un espace organisé, sécurisé et humain, où elles pourront exercer leur activité dans la dignité.

À Coyah, la modernisation urbaine ne peut se faire au détriment des plus vulnérables. Car derrière chaque étal posé à même le sol, il y a une vie, une famille, un combat quotidien pour la survie.
Kalidou Diallo
L’article Coyah : face aux déguerpissements, les femmes vendeuses luttent pour leur survie sous un soleil accablant est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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il y a 13 heures
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