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Dans son édition du mercredi 2 avril 2025, le site d’information en ligne Guineenews a publié un article intitulé : « CNT : un scandale financier de plusieurs milliards, les travailleurs en colère ». Cet article fait état d’un mouvement de protestation de certains travailleurs parlementaires contre une décision du Secrétariat général du Conseil National de la Transition, tout en mettant en avant des allégations de détournement de plusieurs milliards de francs guinéens, prélevés sur les primes des fonctionnaires parlementaires.
En ma qualité de Secrétaire général du Syndicat des travailleurs parlementaires, il est de mon devoir d’apporter des éléments de clarification afin d’éviter toute confusion sur cette affaire.
Une précision chronologique est essentielle. Les faits incriminés concernent la période de 2016 à décembre 2021, soit bien avant l’installation du CNT, qui a été mis en place le 22 janvier 2022 et officiellement installé le 5 février de la même année. Par conséquent, cette affaire ne saurait en aucun cas impliquer le CNT actuel.
Désireux d’apporter toute la transparence nécessaire à cette question, le Président de l’institution parlementaire, Dr Dansa Kourouma a pris la décision de mettre en place une commission chargée de faire toute la lumière sur ce dossier. Le Syndicat des travailleurs de l’administration parlementaire attend avec intérêt les conclusions de cette commission.
Ainsi, le rassemblement du mercredi 2 avril est sans lien avec les primes impayées. Il est important de rectifier l’amalgame soulevé dans l’article de Guineenews. Le rassemblement des travailleurs de l’administration parlementaire ne concernait pas la question des primes. La mobilisation des travailleurs portait exclusivement sur la contestation de certaines dispositions de la note circulaire émise par le Secrétaire général du CNT, relatives à l’évaluation du personnel de l’administration parlementaire.
Le Syndicat tient à rappeler qu’il ne s’oppose pas au principe de l’évaluation, à condition que celle-ci ait pour objectif de détecter et corriger les insuffisances des agents, et non de justifier des licenciements.
En somme, il est primordial de ne pas confondre deux dossiers distincts : d’une part, la question des primes impayées sur laquelle une commission d’enquête est en cours et d’autre part, la protestation des travailleurs liée à la note circulaire sur l’évaluation du personnel.
Le Syndicat des travailleurs de l’administration parlementaire réitère son engagement pour la défense des droits des travailleurs tout en restant attaché aux principes de transparence et de dialogue social.
Ismaël Gassim Kalissa
Secrétaire général du Syndicat des travailleurs parlementaires