Bah Oury : « l’année 2025, une année de basculement »

il y a 19 heures 23
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Dans le cadre de son programme BRIDG (Bâtir des ressources en démocratie, gouvernance et élections), le ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation (MATD) a organisé une rencontre ce jeudi 3 avril 2025.

Au cours de cette rencontre, huit gouverneurs et 33 préfets ont participé à une formation dirigée par le Premier ministre, chef du gouvernement, et le ministre du MATD, Ibrahima Kalil Condé.

Pendant trois jours, ces administrateurs territoriaux seront formés à l’administration électorale et à la gestion opérationnelle du recensement biométrique.

Ils seront chargés de transmettre ces connaissances dans leurs localités respectives.

« Les défis de l’organisation du scrutin référendaire et des élections politiques pour un retour à l’ordre constitutionnel exigent de notre administration qu’elle renforce les capacités des administrateurs territoriaux. Cette session de formation sera consacrée à la gestion opérationnelle du recensement biométrique et à l’administration électorale. Sous la vision éclairée du chef de l’État, le ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation s’efforce de renforcer les capacités des administrateurs territoriaux afin de garantir la crédibilité du processus électoral. Pour assurer le bon déroulement de ces opérations, il est important de former les administrateurs territoriaux sur leur rôle et leur responsabilité dans la coordination et le suivi des activités du recensement biométrique des citoyens guinéens et en administration électorale. Dans un contexte de rigueur et de transparence, il est impératif pour nous que chacun assume pleinement ses responsabilités pour la constitution concomitante du registre national des personnes physiques et du fichier électoral, qui constituent une étape cruciale de ce scrutin référendaire et de la tenue des élections nationales », a déclaré le ministre Ibrahima Kalil Condé.

À l’issue de cette formation, ces représentants territoriaux transmettront à leur tour les acquis de ces trois jours de formation.

Le Premier ministre, chef du gouvernement, a tenu à rappeler l’impact que cette formation aura sur le déroulement des élections en 2025.

« C’est l’une des opérations les plus importantes de la période politique actuelle. Un pays qui ne connaît pas de manière individualisée ses citoyens ne peut pas cibler ses politiques publiques. C’est comme un pilotage à vue. Si nous n’avons pas les instruments nous permettant de savoir qui nous sommes, combien nous sommes, où nous sommes, nous ne pouvons pas mettre en œuvre de manière efficace des politiques publiques qui soient réussies et durables. La première étape fondamentale du processus de transition était de doter l’État des moyens d’assurer sa gouvernance et de l’améliorer de manière substantielle. Il est vrai que lorsque l’on parle de transition, on pense à la gestion électorale. C’est un élément important. Mais comme nous l’avons dit et répété, cette transition a une vocation beaucoup plus large, puisqu’il s’agit de la refondation de l’État guinéen. Imaginez qu’à partir de maintenant, avec le fichier d’état civil qui sortira dans les mois à venir, le fichier électoral, qui est un sous-ensemble du fichier d’état civil, et tout le processus que le PNRAV continuera pour enrichir sa base, la Guinée fera un bond qualitatif en ce qui concerne la gestion des processus électoraux. Pendant plus de 30 ans, à chaque fois que l’on parlait d’élections, nous avons assisté à des troubles, à des crises. Les besoins fondamentaux des populations guinéennes sont la paix, la stabilité, la cohésion et le développement. À partir de maintenant, le fichier électoral sera un fichier qui sera régulièrement et automatiquement enrichi, car le registre des personnes physiques, qui s’appuiera sur le fichier d’état civil, sera enrichi de manière régulière en prenant en compte les nouvelles naissances et en supprimant les décès. C’est un processus extrêmement important qui fera que les crises régulières concernant la qualité du fichier électoral seront définitivement derrière nous. C’est une étape très importante pour la stabilisation du pays et la cohésion entre toutes les composantes de ce pays. C’est un élément fondamental qui fait partie des objectifs majeurs de l’engagement du président Mamadi Doumbouya », a déclaré Amadou Oury Bah, avant d’ajouter :

« Ce que nous aurions pu faire si nous avions eu ces instruments essentiels de gouvernance depuis longtemps ! Nous aurions avancé dans de nombreux domaines. L’année 2025 est donc une année de basculement. Basculement dans tous les domaines : gouvernance institutionnelle, prouesses de l’économie guinéenne. »

Mayi Cissé

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