39ᵉ sommet de l’UA : Mahmoud Ali appelle à des réformes institutionnelles et financières face à la baisse des financements extérieurs

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La 39ᵉ session ordinaire de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement a débuté ce samedi 14 février au siège de l’institution à Addis-Abeba, en Éthiopie, avec le grand retour de la Guinée, qui a renoué avec l’ordre constitutionnel. Le président Mamadi Doumbouya, au pouvoir depuis septembre 2021, est présent à cet important sommet, une première depuis plus de quatre ans.

Placée sous le thème « Assurer une disponibilité durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », cette rencontre de deux jours intervient dans un contexte marqué par des turbulences géopolitiques et des conflits persistants.

En cette journée inaugurale, Évariste Ndayishimiye, actuel président du Burundi, a été élu président de l’Union africaine (UA) pour l’année 2026. Il succède au président angolais João Lourenço, qui assurait jusque-là la présidence tournante de l’organisation panafricaine.

Le nouveau bureau de l’Assemblée pour 2026 est composé de :

Président : République du Burundi (Afrique centrale)

1er vice-président : Ghana (Afrique de l’Ouest)

2ᵉ vice-président : Tanzanie (Afrique centrale)

3ᵉ vice-président : à confirmer (Afrique du Nord)

Rapporteur : Angola (Afrique australe)

À l’ouverture du sommet, João Lourenço, le président sortant de l’organisation, a qualifié l’accès à l’eau de « priorité morale et stratégique essentielle » pour le développement, la santé publique, la sécurité alimentaire et la stabilité du continent. Il a appelé à des engagements mesurables afin de garantir des résultats tangibles pour les citoyens africains.

De son côté, le président de la Commission de l’UA a encadré les débats autour de la sécurité hydrique et de l’assainissement, tout en insistant sur le fait que l’eau constitue un bien collectif devant favoriser la dignité et la prospérité des populations africaines. Mahmoud Ali Youssouf a par ailleurs souligné que les réformes institutionnelles et financières sont incontournables face à la diminution des financements extérieurs.

Le président de la Commission de l’UA a aussi plaidé pour une mobilisation accrue des ressources internes et une accélération des programmes phares, notamment l’industrialisation, la transformation agricole, le développement énergétique et l’expansion des infrastructures.

Quant à la paix et à la sécurité, les dirigeants ont insisté sur l’urgence de « faire taire les armes », une condition indispensable pour le développement du continent. Sur ce sujet, João Lourenço a réaffirmé le rejet ferme par l’UA des changements anticonstitutionnels de gouvernement et mis en garde contre toute tentative de légitimation des coups d’État.

Pour sa part, le Premier ministre éthiopien a exhorté les dirigeants du continent à passer d’une posture réactive à une posture proactive dans la définition de l’agenda mondial. Abiy Ahmed a souligné aussi que la souveraineté du continent passe par la maîtrise de la technologie.

Saluant le renforcement du partenariat stratégique entre les Nations unies et l’UA, António Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a réaffirmé l’engagement de l’institution qu’il dirige en faveur de l’industrialisation et du développement durable du continent africain.

La fin des travaux de la 39ᵉ session ordinaire de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’UA prendra fin ce dimanche dans la capitale éthiopienne.

Sadjo Bah

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