Transfèrement de Toumba Diakité à Coyah: Ousmane Gaoual lève toute équivoque !

il y a 2 heures 12
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Le transfèrement du commandant Toumba Diakité de la maison centrale de Conakry où il était incarcéré depuis près de neuf ans vers celle de Coyah, fait couler beaucoup d’encre. Ce déplacement, survenu après une fouille musclée au sein de la prison de Conakry, alimente les débats sur le sort réservé au détenu, condamné à dix ans de réclusion pour son implication dans les massacres du stade du 28 septembre 2009.

Face à cette actualité qui défraie la chronique, le ministre porte-parole du gouvernement a tenté de justifier le bien-fondé des fouilles en milieu carcéral. Ayant lui-même connu la détention pendant plusieurs mois, Ousmane Gaoual Diallo a précisé que ces opérations sont habituelles : « Les fouilles dans les prisons sont des pratiques régulières. Moi-même, j’en connais un petit bout. Les prisonniers y sont exposés de façon récurrente, car des rumeurs font souvent état de la présence de produits prohibés ou d’armes. De temps en temps, l’administration pénitentiaire et le ministère de la Justice organisent ces interventions. Parfois, cela se passe dans des conditions difficiles », a-t-il indiqué.

Concernant le cas spécifique de Toumba Diakité, alors que des tirs à l’arme automatique ont été entendus durant l’opération des indiscrétions évoquent même des pertes en vies humaines, Ousmane Gaoual Diallo a assuré qu’une communication transparente sera faite sur instruction du président de la République.

« Ce qui s’est passé fera l’objet d’une communication claire. Le président de la République a instruit le gouvernement de faire toute la lumière sur les événements de la Maison centrale de Conakry. Le ministre de la Justice s’est engagé à mener des enquêtes approfondies pour répondre à la curiosité légitime de la population guinéenne », a-t-il affirmé.

Le porte-parole a également souligné que si des manquements étaient constatés lors de cette opération, un procès serait organisé pour situer les responsabilités : « S’il y a eu des fautes, un procès en bonne et due forme aura lieu. En tant que porte-parole, je garantis que les avocats peuvent exercer leur métier et informer le public sur le sort de leurs clients. La Justice est à pied d’œuvre. Des perturbations ont eu lieu, les auteurs et les motifs sont identifiés, mais il appartient à la Justice de s’exprimer le moment venu ».

Enfin, le ministre a insisté sur l’importance de la protection des droits de l’homme pour l’image internationale du pays et l’attrait des investissements : « Notre pays ne peut faire l’économie de la transparence. Nous devons garantir les droits de l’homme pour que notre justice soit respectée. C’est aussi une garantie pour ceux qui viennent investir en Guinée. On ne peut pas tourner le dos à la justice au moment où des investissements majeurs sont orientés vers notre pays. Des enquêtes vont déterminer l’origine des tirs entendus dans cette enceinte fermée. Dans les prochaines semaines, nous devrions tous être situés », a-t-il martelé.

Alhassane Fofana et MohamedNana Bangoura

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