Retard dans la mise en circulation des bus: « c’est un problème de réseau » (Ousmane Gaoual)

il y a 2 heures 10
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À la fin de l’année 2025, le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, avait annoncé l’acquisition de nouveaux bus par le Gouvernement pour renforcer le transport urbain à Conakry. Bien que certains de ces bus soient déjà arrivés dans la capitale, leur mise en circulation tarde à se concrétiser.

Ce vendredi 13 février 2026, lors d’une conférence de presse, le ministre, également porte-parole du Gouvernement, a expliqué les raisons de ce retard. Selon lui, la principale difficulté réside dans l’absence, à ce jour, d’une société privée chargée d’assurer la gestion et l’exploitation de ces bus.

Il a précisé que l’option retenue par l’État est de confier la gestion à un opérateur privé, afin d’éviter toute implication directe de l’administration dans l’exploitation de la future société. L’objectif, a-t-il souligné, est de garantir une gestion professionnelle, efficace et durable de ce service public de transport.

« On a acheté des bus qui sont là, le deuxième lot de bus devrait arriver, ainsi que les 300 taxis qui sont annoncés qui doivent normalement arriver avant la fin du mois de février. Le problème des bus, c’est un problème de réseau. Aujourd’hui, on est en train, comme certains d’entre vous l’ont vu, de reconstituer les abris et les arrêts bus. Lorsque vous mettez des bus en circulation, il faut que le citoyen sache à quel endroit il s’arrête. Il faut mettre un arrêt bus ou un abri bus, il faut qu’on fasse un trajet, on est en train de le construire. D’ici la fin du mois de mars, une centaine devrait être déjà installées. Il fallait les commander et les faire venir. Le deuxième problème, c’est de trouver une société de gestion. Nous avions fait des appels d’offres restreints qui n’ont pas été fructueux, parce que l’État n’entend pas gérer les bus. Ce n’est pas des sociétés qu’on va créer et des fonctionnaires vont gérer les bus. Non, ce n’est pas ce que nous voulons. Nous voulons donner ces bus à une société privée pour qu’ils soient mieux gérés, mieux gouvernés, et que l’État soit là en soutien pour faire en sorte qu’ils durent très longtemps, parce qu’on a très longtemps expérimenté la gouvernance par l’État de ce type de société », a-t-il dit.

Poursuivant sa prise de parole sur ce sujet, Ousmane Gaoual a précisé que, dans la gestion de l’État, des exonérations de paiement sont souvent accordées à certaines catégories de personnes, une pratique qui, selon lui, contribue à l’affaiblissement de l’entreprise. « Si on veut, par exemple, que l’étudiant paye 50%, il doit lui donner 50% d’argent pour qu’il paye le ticket normal. On ne peut plus nous dire que les étudiants ne payent pas, parce qu’il suffit de faire des cartes d’étudiants à l’appel pour que personne ne paye. Donc si l’État ne veut pas que l’étudiant paye, on lui donne, on ajoute l’argent de l’État, de la bourse, il ajoute le transport sur son salaire. Même chose pour les autres catégories », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Ousmane Gaoual a assuré que le problème de réseau devrait être résorbé d’ici la fin du mois de mars ou au plus tard en avril. À l’issue de cette étape, un nouvel appel d’offres sera lancé afin de recruter une société chargée de la gestion.

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