Taouyah : tensions entre migrants rapatriés du Maroc et cadres du ministère des affaires étrangères

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Au centre de transit des migrants, situé à l’hôpital Jean Paul II de Taouyah, la tension est vive entre les Guinéens récemment rapatriés du Maroc et les autorités du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger.

En cause, les conditions de prise en charge depuis leur retour sur le territoire national.

Selon nos informations, ces migrants affirment ne recevoir qu’un seul repas par jour, parfois deux au maximum. Une prise en charge qu’ils jugent insuffisante au regard de leur état de vulnérabilité.

Par ailleurs, plusieurs jours après leur arrivée, notamment pour le premier groupe composé de 113 personnes, une enveloppe de 200 000 francs guinéens a été remise à chacun. Un montant largement décrié par les bénéficiaires, qui le considèrent comme dérisoire.

« Nous ne mangeons pas correctement. À notre arrivée dimanche soir, nous avons reçu du pain à l’aéroport. Depuis, nous n’avons quasiment rien mangé, à part un repas servi lundi à midi. Ensuite, c’est seulement à 19 heures que nous avons de nouveau reçu du pain. Et depuis hier soir, il a fallu attendre aujourd’hui 14 heures pour en recevoir encore. Comme si cela ne suffisait pas, on nous propose une enveloppe de 200 000 GNF. Nous ne sommes pas d’accord. Aucun d’entre nous n’a accepté de la prendre. Le processus est même déjà à l’arrêt », nous a confié l’un des migrants.

D’après nos sources, de nombreux migrants réclament une assistance plus conséquente et menacent d’organiser une manifestation devant la Présidence de la République afin d’attirer l’attention du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya.

Nous y reviendrons !

Mosaiqueguinee.com

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