Candidatures aux communales rejetées : plusieurs partis ouvrent le front judiciaire contre la DGE

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À la suite du rejet de plusieurs candidatures aux élections communales dans différentes circonscriptions de la capitale Conakry, une dizaine de partis et mouvements politiques ont défilé ce mardi 28 avril 2026 devant le tribunal de première instance de Mafanco. Venus notamment de Gbessia, Matam, Tombolia et Matoto, ils ont saisi la justice afin d’être réintégrés dans la course électorale du 31 mai.

Parmi les formations concernées figurent le PADES, l’UDG, le FRONDEG, le Bloc Libéral, le Mouvement Synergie de Progrès, le RGP, ainsi que plusieurs autres mouvements.

Lors de leur passage à la barre, les représentants des partis ont unanimement dénoncé l’absence de notification des motifs de rejet de leurs candidatures. Tous ont contesté les décisions de la DGE, évoquant notamment un non-respect du principe d’égalité entre candidats. « Nous n’avons pas été notifiés, ce qui nous empêche de corriger les erreurs dans nos dossiers », ont-ils déclaré, réclamant leur rétablissement dans la compétition.

En réponse, les avocats de la Direction générale des élections (DGE), représentés par Me Bernard Saa Dissi Millimouno, ont défendu la légalité des décisions. « La DGE n’est pas une concurrente des partis politiques. Notre rôle est d’organiser les élections et d’expliquer les raisons du rejet des candidatures. Aucune obligation légale n’existe pour notifier avant la publication des résultats. Il n’y a eu aucune violation du code électoral », a expliqué l’avocat.

Selon lui, certains rejets sont liés au non-respect du principe d’alternance entre hommes et femmes. « Le rejet des candidatures du mouvement Won Tanan bé était dû au non-respect du principe d’alternance entre hommes et femmes. Concernant le PADES à Tombolia, la candidature a été rejetée en raison du manque de femmes parmi les cinq premiers candidats. Le non-paiement de la caution a été un autre motif de rejet, notamment pour le RGP de Matoto. Le non-paiement de la caution est un motif suffisant pour rejeter une candidature », a-t-il précisé.

De son côté, le ministère public a insisté sur l’importance d’une notification préalable des motifs de rejet. Il estime que ce manque de transparence a fortement pénalisé les partis politiques, privés de la possibilité de corriger leurs dossiers. « Le manque de notification préalable a empêché les partis de se rendre compte des erreurs dans leurs dossiers et de les corriger. Nous ne sommes pas ici pour biaiser le processus électoral, mais pour veiller à l’application correcte de la loi », a-t-il souligné.

Il a ajouté : « Il est essentiel que la notification soit faite afin que chaque parti puisse rectifier ses dossiers. Nous ne cherchons pas à empêcher un parti de participer aux élections, mais à garantir que la loi soit appliquée correctement. Aujourd’hui, l’intérêt est de faire appliquer la loi et que la justice triomphe, car avant tout, c’est la Guinée qui gagne. Monsieur le Président, vous allez faire appliquer ce qui a été utilisé ici dans cette salle pour que le droit soit dit et que la justice triomphe. »

Après plusieurs heures d’audience, le juge a mis l’affaire en délibéré. La décision finale est attendue jeudi 30 avril à 13 h. Les partis concernés espèrent un verdict qui pourrait rétablir leurs candidatures et élargir la participation aux élections.

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