Affaire Chérif Bah en appel à la CRIEF : le procureur spécial conteste la plaidoirie en l’absence du prévenu

il y a 2 heures 17
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La procédure en appel visant Ibrahima Chérif Bah connaît un nouveau tournant devant la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).

L’ancien gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics portant sur 10,5 millions de dollars, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, abus de fonction et complicité, avait été condamné en première instance à cinq ans d’emprisonnement. À cette peine s’ajoutaient une amende de cinq milliards de francs guinéens ainsi que la confiscation de ses biens. Son avocat, Sékou Kondiano, a interjeté appel en janvier 2026.

L’affaire a été appelée à l’audience ce mardi 28 avril. À la suite d’un changement dans la composition de la Cour, le juge Francis Kova Zoumanigui a ordonné la réouverture des débats, relançant ainsi l’examen du dossier sur le fond.

Prenant la parole, le procureur spécial Alphonse Charles Wright a salué cette décision avant de formuler deux observations majeures. La première concerne la non-comparution du prévenu : selon lui, en l’absence de ce dernier, aucun avocat ne devrait être autorisé à plaider, au nom du respect des principes fondamentaux de la légalité.

Dans une seconde observation, le procureur a demandé à la juridiction de ne pas tenir compte des précédentes observations ou requêtes formulées par la défense, si celles-ci existent.

Poursuivant son intervention, Alphonse Charles Wright a sollicité le renvoi de l’affaire afin de permettre la tenue des plaidoiries et des réquisitions. Il a proposé un délai de trois semaines, évoquant notamment l’absence des avocats de l’État à l’audience.

À l’issue des débats, la Cour a décidé de renvoyer l’affaire au 19 mai prochain pour la comparution des conseils de la partie civile et, éventuellement, pour les plaidoiries et réquisitions.

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