Simandou : « Aujourd’hui déjà, les personnes qui travaillent sur le projet prennent le train de Forécariah jusqu’à Beyla » (Mamoudou Nagnalen Barry, PCA CTG)

il y a 2 heures 18
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Le vendredi 24 avril dernier, en marge de la 4e édition du Forum Économique d’Émergence Magazine (FEEM 2026), un panel consacré au thème « Projet Simandou, levier d’émergence » s’est tenu à Conakry. Il a été animé notamment par la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, en présence du représentant du patronat guinéen et du président du conseil d’administration du Trans-Guinéen, sous la conduite de l’honorable Hamidou Camara, président de la Commission Plan, Affaires financières et Contrôle budgétaire du Conseil national de la Transition.

Au cours des échanges, Mamoudou Nagnalen Barry, l’un des panelistes autour de la table, est revenu sur les spécificités de ce méga-projet qui englobe plusieurs secteurs stratégiques, notamment le transport, l’agriculture, l’éducation, la finance et la santé.

Selon le président du conseil d’administration du Trans-Guinéen, les conventions prévoient la transformation d’une partie du minerai, des études étant actuellement en cours à cet effet. « On est en train de voir dans quelle zone on va implanter ça, quelle source d’énergie, qu’est-ce qui va se faire. Ce qui est sûr, la volonté du Chef de l’État est très claire. Si on a eu les moyens pour faire les rails et les ports, on doit aussi trouver les moyens pour faire l’acierie, qui est moins coûteuse que les autres infrastructures. Il faut le rappeler, on a toujours dit en Guinée qu’il n’y a pas de courant, il n’y a pas de ceci, et à cause de cela, on n’arrive pas à faire cela. Mais si on arrive à trouver l’argent pour faire les rails, pour sortir nos minerais, on doit aussi trouver l’argent, effectivement, pour faire les raffineries. Et depuis notre indépendance, on n’a pas pu faire une seule raffinerie, parce qu’on disait toujours qu’il n’y a pas de ceci. Encore une fois, aujourd’hui, les raffineries sont lancées, parce que la vision du président est claire sur cette question-là. »

Mamoudou Nagnalen Barry a par ailleurs insisté sur la durabilité des infrastructures réalisées dans le cadre du projet Simandou. « Nous pensons que la Guinée les fait pour les générations futures. Les rails, c’est pour 100 ans, les ports, c’est pour 100 ans, ce n’est pas pour les 30 ou 35 ans d’exploitation. Donc la qualité doit être bonne. Les standards pour la construction des infrastructures de Simandou sont les plus élevés au monde. Ce ne sont pas des rails métriques d’un mètre d’écartement, ce sont des rails de 1,4 mètre, ce qui les rend beaucoup plus chers. Les 650 kilomètres sont à double voie, c’est une sorte d’autoroute ferroviaire. C’est concrétisé, c’est finalisé. Le port que nous avons est quasiment le plus grand port minéral du continent africain, avec 120 millions de tonnes à exporter, c’est énorme », a-t-il expliqué.

Évoquant la qualité des infrastructures ainsi que leur maintenance, l’ancien ministre de l’Agriculture et de l’Élevage s’est voulu rassurant : « Tout est construit avec le meilleur bureau de contrôle au monde. Un budget énorme a été alloué pour les bureaux de contrôle. C’est la première fois dans un projet que l’État puisse disposer de plus de 500 milliards de nos francs pour simplement faire le contrôle de nos activités. Les contrôleurs sont avec nous tous les jours. Et la maintenance, cela va sans dire, parce que quand on investit 20 milliards de dollars dans les infrastructures et qu’on voit ce qui doit circuler sur ces infrastructures-là, un seul jour de panne coûte des dizaines de millions de dollars au projet. On ne peut pas se permettre de panne. Plusieurs entreprises ont déjà été recrutées, des appels d’offres internationaux ont été lancés, y compris des entreprises guinéennes pour faire la maintenance de ces rails. »

Poursuivant son intervention, Mamoudou Nagnalen Barry a mis en avant l’ampleur du projet Simandou 2040, qualifié par les autorités guinéennes de véritable catalyseur de développement. « Nous pouvons vous rassurer que nous sommes en train de concrétiser, pas le plus grand projet du milieu de l’Afrique, mais le plus grand projet du monde dans notre pays. Il faut le dire sans hésitation. Tout s’est fait dans le respect strict des meilleurs standards au monde, parce qu’à côté de l’État, les actionnaires qui sont là sont parmi les plus grands du secteur au monde. »

Enfin, abordant la question du transport ferroviaire, il a indiqué que les travailleurs du projet utilisent déjà le train. « Aujourd’hui déjà, les personnes qui travaillent sur le projet prennent le train de Forécariah jusqu’à Beyla, et ça, c’est depuis l’année 2025. Ce qui n’a pas encore été fait, c’est la construction des gares. Et cela a un peu retardé les discussions avec les différents ministères pour pouvoir localiser les gares, parce qu’on veut faire des nouvelles villes, des agropoles, des zones industrielles. Donc tous les ministères doivent se mettre ensemble pour décider où construire les gares passagers. »
Mamadou Yaya BARRY

 

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