PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]
Après avoir été durement éprouvée par l’épidémie d’Ebola, puis par la COVID-19 et les virus Lassa et Mpox, la Guinée se dote d’une infrastructure sanitaire indispensable, l’Institut Pasteur de standard international.
Situé à Dixinn Landréah, sur la route de l’hôpital Donka, le laboratoire biomédical de l’Institut Pasteur de Guinée (IPG) se veut un centre d’excellence. Doté d’équipements de dernière génération, il allie rigueur et innovation pour répondre aux besoins de diagnostic, de prévention et de suivi biologique avec une expertise de pointe.
La cérémonie d’inauguration, qui s’est tenue ce mercredi 15 avril 2026 a été présidée par le Premier ministre, Amadou Oury Bah. Il était entouré de la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, de celle de l’Environnement et du Développement durable, ainsi que de l’ambassadeur de France en Guinée et de celui du Japon.
La Directrice internationale de l’Institut Pasteur et de nombreux chercheurs nationaux et étrangers étaient également présents.
Dans son allocution de bienvenue, Noël Tordo, Directeur général de l’IPG, a rappelé les racines profondes de l’institution en terre guinéenne, évoquant la création de l’institut de Pastoria à Kindia en 1922 par Albert Calmette.
« Soixante ans plus tard, on peut parler d’une naissance ou d’une renaissance d’un nouvel Institut Pasteur de Guinée, toujours dans le même esprit : être au service du pays », a-t-il déclaré.
Noël Tordo a également détaillé la stratégie de l’institut, basée sur deux piliers fondamentaux. Premièrement, le triangle Recherche-Santé Publique-Formation, pour répondre aux enjeux sanitaires par l’innovation. Secondo, l’approche One Health (Une seule santé), qui étudie l’interconnexion entre la santé humaine, animale et environnementale.
Il a toutefois interpellé les autorités sur les défis opérationnels, notamment le coût et la disponibilité de l’électricité, essentiels au maintien des équipements de pointe comme le laboratoire sécurisé de niveau 3.
Présente à cette cérémonie solennelle, Docteur, Odette Tomescu-Hatto, Directrice internationale de l’Institut Pasteur, a souligné que ce projet est l’aboutissement d’une décision politique forte prise en 2014 pour garantir une souveraineté scientifique.
« L’Institut Pasteur de Guinée est une institution publique guinéenne, autonome, ancrée dans le droit guinéen. Nous ne sommes plus dans un simple accompagnement, mais partenaires à part égale », a-t-elle affirmé, saluant le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD) et d’Expertise France.
De son côté, l’Ambassadeur de France, Luc Briard, a salué une promesse tenue. Il a rappelé l’investissement structurel de la France à travers l’AFD visant à doter la Guinée de sa propre capacité de riposte. Il a également fait le lien avec la vision nationale, à savoir, le pilier 5 du programme de développement Simandou à l’horizon 2040 qui est axé sur la santé. L’Institut Pasteur entend y contribuer pleinement.
« La France croit à la diplomatie scientifique. L’Institut Pasteur en Guinée sera guinéen dans son âme, international dans ses réseaux, universel dans ses ambitions. Parce que la science ne connaît pas de frontières, et que la santé mondiale est un bien commun », a-t-il martelé.
La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Kaïté Sall, a salué la vision du Président de la République. Au nom de sa collègue de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, elle a souligné que l’IPG est le maillon central d’un écosystème scientifique national collaborant avec l’ANSS, l’INSP et les universités.
« Un pays qui aspire à valoriser ses ressources naturelles a besoin d’une population en bonne santé et d’une jeunesse formée aux plus hauts standards. Cet institut est un instrument de Simandou 2040 », a-t-elle précisé.
En officiant cette cérémonie d’inauguration, le Premier ministre Amadou Oury Bah a insisté sur la symbolique de cet événement pour les relations franco-guinéennes.
« La science permet de construire des ponts là où d’autres canaux de dialogue peuvent se fragiliser. Les scientifiques sont des ambassadeurs qui vont au-delà des diplomates traditionnels », a-t-il souligné.
Il a également lancé une piste de réflexion pour l’avenir en revitalisant le site historique de Pastoria à Kindia, véritable musée vivant pour en faire un centre d’excellence dans la recherche antivenimeuse à travers production de sérums contre les morsures de serpents.
La cérémonie a été couronnée par la coupure du ruban et une visite guidée des installations, marquant officiellement l’entrée de la Guinée dans une nouvelle ère de sécurité sanitaire.
Alhassane Fofana
.png)
il y a 2 heures
9




















English (US) ·