Reconstruction de l’axe Labé – Mamou : l’inquiétude grandit chez les transporteurs, face à l’approche des pluies

il y a 2 heures 14
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À quelques semaines de la saison des pluies, le syndicat du transport et mécanique générale CNTG, (confédération nationale des travailleurs de Guinée) Labé exprime de vives inquiétudes quant à l’état d’avancement du projet de reconstruction de la route Labé – Mamou. S’il salue le niveau de progression des travaux préliminaires, le syndicat tire la sonnette d’alarme concernant les habituels « points noirs » qui n’ont toujours pas été traités, alors que les premières précipitations s’annoncent à grands pas.

Interrogé par la rédaction régionale de Guinéenews, Maître Mamadou Tanou Nadhel Diallo, secrétaire général dudit syndicat est, on ne peut plus clair : « Il faut reconnaître qu’ils travaillent, mais les points noirs qu’ils n’ont toujours pas touchés nous inquiètent beaucoup. Il est évident qu’ils ne pourront pas poser le goudron d’ici l’arrivée des grandes pluies. Nous demandons qu’ils traitent ces points critiques, c’est-à-dire les zones où les véhicules s’embourbent. L’année dernière, certains véhicules sont restés bloqués dix jours, voire deux semaines à certains endroits. Si un seul véhicule s’enfonce, tous les autres sont obligés d’attendre. Ils doivent donc impérativement s’occuper de ces points noirs, avant l’arrivée des pluies », estime-t-il.

Quels sont ces points noirs ? « Tous se situent généralement dans la zone de Dalaba. C’est pratiquement entre Boulliwel et Thiankoun Diabbéré, jusqu’à la montée vers Dalaba. Pour l’instant, rien n’a été fait à ce niveau, surtout en quittant Thiankoun Diabbéré, pour entamer la colline ; rien n’a bougé de ce côté. Pourtant, la poussière donne déjà du fil à retordre aux conducteurs. Si jamais, il pleut à ce niveau, la situation sera terrible », alerte Maître Mamadou Tanou Nadhel Diallo.

« Nous sollicitons donc une intervention imminente sur ces points noirs, car ils détiennent déjà le contrat de construction de la route. Qu’ils nous aident, en agissant sur ces zones critiques pour éviter le pire. Pour le reste, nous apprécions le travail fourni, car ils aménagent des raccourcis et construisent des ponts… c’est vraiment positif. Mais ils doivent aussitôt se pencher sur ces points noirs avant la saison des pluies », insiste le secrétaire général du syndicat des transporteurs et de la mécanique générale (CNTG).

La reconstruction de la RN5, reliant Labé à Mamou (135 kilomètres), a été lancée en novembre 2025 pour un délai contractuel de 30 mois (soit 2 ans et 6 mois). Après six mois d’exécution, les travaux préliminaires semblent désormais bouclés.

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