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L’Union pour la défense des consommateurs de Guinée (UDCG) a exprimé son désaccord à propos du protocole d’accord portant sur le plafonnement des prix, récemment signé entre les autorités guinéennes et la Chambre de commerce.
Réagissant à cette mesure, le président de l’organisation dénonce ce qu’il qualifie de « violation systématique des droits des consommateurs ». Selon lui, il est inacceptable que les consommateurs de Conakry soient favorisés au détriment de ceux de l’intérieur du pays, plaidant ainsi pour une harmonisation des prix sur toute l’étendue du territoire national.
« Le gouvernement a effectivement signé un protocole d’accord avec la Chambre de commerce, la Direction générale des douanes et le ministère du Commerce. Mais malheureusement, ce texte viole les droits fondamentaux des consommateurs. On ne peut pas comprendre que les prix soient plafonnés par préfecture, par région ou par commune. Cela contrevient aux principes d’équité sociale et à la loi portant réglementation générale des prix », a-t-il dénoncé.
Le responsable estime notamment que le traitement différencié du riz, notamment les variétés 25 % et 5 %, sur lesquelles l’État prélève des taxes à la tonne, crée une inégalité entre les citoyens de Conakry et ceux des autres régions.
Au-delà de cette disparité géographique, l’UDCG regrette que le protocole ne prenne pas en compte l’ensemble des produits de première nécessité.
« Nous avons constaté que certains prix plafonds sont plus élevés que ceux pratiqués sur certains marchés. Par ailleurs, des denrées essentielles comme la viande, le poisson ou encore les condiments ne sont pas concernées par le protocole. C’est une autre atteinte aux droits des consommateurs », a-t-il ajouté.
Face à ce qu’il qualifie d’injustice, M’Bany Sidibé appelle les autorités à revoir leur copie et à appliquer strictement la loi sur la liberté des prix.
Il exhorte le gouvernement à œuvrer pour une baisse significative des produits de grande consommation, notamment le riz, le sucre, l’oignon, les cuisses de poulet, le poisson, ainsi que les condiments.
« Aujourd’hui, tout est cher : le gombo, l’huile rouge… Le moment est venu de dialoguer avec les véritables acteurs et importateurs afin d’alléger le pouvoir d’achat des consommateurs », a-t-il insisté.
L’Union pour la défense des consommateurs affirme enfin qu’elle poursuivra son combat pour une diminution effective et uniforme des prix sur l’ensemble du territoire national.
Mamadou Mouctar Sylla
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il y a 2 heures
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