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À Kassa, une île située non loin de la commune urbaine de Kaloum, l’ancien sous-préfet a décidé de hausser le ton face à ce qu’il qualifie de gestion jugée opaque des redevances locales. Cheick Tidiane Traoré, qui s’est exprimé sur sa page Facebook, dit ne pas comprendre la destination des millions de francs guinéens versés par les habitants, alors même que la localité souffre d’un manque criard d’infrastructures.
Selon lui, des redevances publiques sont perçues chaque mois par la délégation spéciale de la localité. Toutefois, ces fonds ne semblent ni alimenter les caisses de l’État de manière visible, ni servir à la réalisation d’infrastructures de base attendues par la population.
« À Kassa, une réalité dérangeante s’impose : chaque année, des centaines de citoyens paient des redevances d’occupation du domaine public à la délégation spéciale. Les montants sont loin d’être symboliques. Ils se chiffrent en millions de francs guinéens par occupant, pour des durées parfois longues. Mais une question simple, brutale et incontournable se pose : Où va cet argent ? Il s’agit de recettes publiques, des fonds issus directement des poches des citoyens. L’argent censé être réinjecté dans le développement local. Et pourtant, à Kassa, les infrastructures restent insuffisantes ; les aménagements publics sont quasi inexistants ; aucune traçabilité claire des recettes n’est accessible ; aucun compte rendu crédible n’est porté à la connaissance des citoyens », a-t-il écrit.
Poursuivant son intervention, le citoyen affirme que, malgré cette situation, à Kassa, le silence « est devenu la règle et l’opacité érigée en mode de gouvernance ». Selon lui, les citoyens eux-mêmes portent une part de responsabilité dans cette affaire, estimant que payer des redevances sans en connaître la destination constitue « une dérive inacceptable ».
« Le plus grave dans cette situation, ce n’est pas seulement le montant des sommes collectées. C’est l’absence totale de transparence. Des notifications officielles sont délivrées. Les citoyens paient. Mais en retour, aucune garantie juridique solide ; aucune visibilité sur l’utilisation des fonds et aucun mécanisme de reddition des comptes. Pire encore, ces documents eux-mêmes précisent qu’ils ne valent pas autorisation d’occupation. Autrement dit, on vous fait payer, sans vous sécuriser. On encaisse, sans rendre compte. C’est une rupture flagrante avec les principes élémentaires de gestion publique. La reddition des comptes n’est pas une option », a-t-il poursuivi.
Aujourd’hui à Kassa, affirme Cheick Tidiane Traoré, les citoyens exigent des autorités communales « de rétablir un minimum de confiance ».
« Les citoyens de Kassa demandent la publication des recettes issues des redevances ; la présentation des dépenses effectuées ; un état détaillé des projets financés ; et l’ouverture d’un cadre de transparence permanent. Trop, c’est trop. Kassa ne peut pas continuer à fonctionner dans cette zone grise. On ne peut pas percevoir des millions ; ignorer les obligations de transparence ; et espérer conserver une légitimité. La gestion des ressources publiques n’est pas un privilège. C’est une responsabilité », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, Cheick Tidiane Traoré estime qu’aujourd’hui, une ligne « doit être tracée ». Selon lui, sans reddition de comptes, il ne peut y avoir de confiance et, sans confiance, « il n’y a pas de gouvernance ».
Mosaiqueguinee.com
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il y a 5 heures
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