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Alors que la lutte contre la corruption et l’impunité reste au cœur des attentes en Guinée, les récentes sorties du procureur spécial de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), continuent de susciter des réactions au sein de la classe politique.
Dr Faya Millimouno, président d’honneur du Bloc Libéral, critique sévèrement le fonctionnement actuel de l’institution judiciaire.
Pour l’opposant, les dossiers traités par la CRIEF devraient être abordés avec sérieux au regard de leur importance pour l’avenir du pays.
« Quand on dit que la CRIEF s’attaque à un dossier, cela doit être fait avec rigueur, car c’est l’avenir même de ce pays qui est en jeu. Ce sont des injustices accumulées qui sont concernées », affirme-t-il.
Dr Faya Millimouno établit un lien direct entre la corruption et les conséquences sociales dramatiques qu’elle engendre.
« Celui qui détourne l’argent destiné à la santé a égorgé des milliers de personnes. Celui qui détourne les fonds de l’éducation a sacrifié la jeunesse. Et celui qui détourne les ressources des travaux publics est implicitement responsable des accidents que nous vivons chaque jour », croit-il savoir.
L’ancien candidat à la présidentielle dénonce également ce qu’il qualifie d’acharnement contre les acteurs politiques, au détriment d’autres responsables publics.
« Jusqu’à présent, la CRIEF s’est surtout acharnée sur les politiques. Pourtant, aujourd’hui, le CNRD gère l’État et fait face à des scandales récurrents », souligne-t-il.
Il cite notamment certains dossiers ayant, selon lui, été rapidement abandonnés par la CRIEF.
« Quand des responsables comme des directeurs généraux sont interpellés, cela fait beaucoup de bruit au départ, puis plus rien. Ce fut le cas pour la douane ou les impôts. Pour les proches du pouvoir, ce ne sont souvent que des annonces », déplore Dr Faya Milimono.
Évoquant les biens immobiliers observés dans la capitale, il pointe une corruption systémique.
« Les immeubles qui poussent comme des champignons ne viennent pas d’un héritage. Ils ne sont pas financés par des salaires. Cela provient des fonds publics détournés, de la corruption endémique, tout simplement du crime », accuse-t-il.
Face à cette situation, Dr Faya Milimono appelle à une refondation du rôle de la CRIEF. Il met en garde contre une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
« Il ne faut pas que la CRIEF devienne une cour destinée à régler des comptes politiques. Lorsqu’on accuse quelqu’un, on doit apporter des preuves, et non demander aux accusés de prouver leur innocence », dit-il.
Enfin, il exprime l’espoir de voir une évolution sous l’impulsion du procureur spécial.
« Nous espérons que Charles Wright pourra corriger cette dérive et redonner à la CRIEF le rôle qu’elle aurait toujours dû jouer », conclut-il.
Sam Bantignel
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il y a 2 heures
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