Maintien en prison de Dr Ibrahima Kourouma : ses avocats haussent le ton et interpellent le ministre de la justice

il y a 3 heures 19
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L’ancien ministre Ibrahima Kourouma a été blanchi des charges qui pesaient contre lui. En détention depuis 2022 pour enrichissement illicite, il a bénéficié d’une relaxe pure et simple suite à un arrêt rendu par la Chambre des appels de la CRIEF ce mardi 17 février 2026.

Pourtant, malgré cette décision, Dr Kourouma a été reconduit en prison, provoquant l’indignation de ses conseils.

Dans un communiqué diffusé peu après le pourvoi en cassation exercé par le parquet spécial près la CRIEF, le collectif d’avocats du Dr Ibrahima Kourouma s’est d’abord félicité de l’arrêt de la Chambre des appels. Ce dernier infirme le jugement n°0011 du 15 mai 2025, déclarant l’ancien ministre non coupable de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite.

Pour la défense, cette décision consacre la primauté du droit et la présomption d’innocence.

« Après quatre années de détention, cet arrêt rétablit l’honneur et la dignité d’un homme injustement poursuivi », souligne le communiqué.

Cependant, l’euphorie de la défense a été de courte durée. Alors que ses proches l’attendaient à sa sortie, Docteur Kourouma a été ramené à la Maison centrale de Conakry. Cette réincarcération, qualifiée d’illégale, est au cœur de la colère de ses avocats qui dénoncent une violation manifeste de la loi.

Le collectif s’appuie sur l’article 160, alinéa 2, de la loi organique L/2025/037/CNT du 21 novembre 2025. Le texte est explicite : un prévenu acquitté ou relaxé en appel doit être mis en liberté immédiatement, nonobstant un éventuel pourvoi en cassation du parquet. En d’autres termes, aucun recours ultérieur ne peut légalement justifier le maintien en cellule d’un citoyen déclaré innocent.

Face à ce qu’il considère comme une entorse grave aux engagements internationaux de la République de Guinée, le collectif interpelle solennellement le Ministre des Droits de l’Homme. Les avocats exigent :

La saisie en urgence du dossier pour faire cesser cette détention arbitraire ;

L’exécution sans délai de l’arrêt de la CRIEF.

Enfin le collectif a prévenu qu’il se réserve le droit d’engager toutes les procédures nécessaires pour faire respecter la liberté de son client.

Ci-dessous, le communiqué du collectif :

COMMUNIQUÉ DE PRESSE COLLECTIF DES AVOCATS

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