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Les enseignants contractuels non retenus à l’issue de l’évaluation pratique de 2024 rejettent catégoriquement le choix du Secrétaire général de la Fonction publique désignant Alseny Mabinty Camara, coordinateur des nouveaux fonctionnaires locaux, pour conduire leur processus d’intégration.
Ils sont plus de 4 500 jeunes enseignants à contester les résultats de leur évaluation, dénonçant une injustice. Aujourd’hui, ils disent vivre comme une trahison la nomination de leur ancien compagnon de lutte pour piloter leur dossier. Bien qu’ils saluent la mise en place d’une commission, conformément au protocole d’accord du 3 janvier dernier, ils récusent fermement Alseny Mabinty Camara. Pour le collectif, ce choix s’apparente à une déclaration de guerre et une tentative de manipulation.
Et quelqu’un comme Elhadj Mamadou Djacka Sow, porte-parole national des enseignants contractuels communaux non retenus, ne décolère pas : « Ce courrier de la fonction publique est une provocation et une manœuvre visant à déstabiliser les enseignants victimes d’injustice. C’est un moyen de retarder le dossier pour procéder à des infiltrations et des substitutions », a-t-il indiqué.
Selon lui, cette décision ignore les trois structures syndicales signataires du protocole d’accord du 3 janvier 2026, à savoir la FSPE, le SLECG et le SNE. Il estime que toute commission qui sera mise en place devrait impérativement inclure ces structures syndicales sous la médiation du Conseil National du Dialogue Social (CNDS). « La décision est venue de façon unilatérale, c’est une déception totale », ajoute-t-il, précisant que l’ensemble des concernés rejette ce choix.
Le collectif reproche à Alseny Mabinty Camara une haute trahison. Ces enseignants estiment qu’en tant que fonctionnaire désormais intégré, il n’est plus légitime pour traiter le cas des contractuels. « Il nous a qualifiés de tous les noms. Sa crédibilité et sa transparence sont remises en cause par ses propres actions. Nous ne pouvons pas avancer avec une personne en qui nous n’avons aucune confiance », a fait savoir Elhadj Mamadou Djacka Sow.
La crainte des enseignants des 33 préfectures est de voir de nouveaux cas d’omission ou d’injustice lors du traitement final des dossiers. Le porte-parole pointe également du doigt la responsabilité de l’ancienne coordination dans le non-paiement de certains arriérés de salaire et l’écartement de leaders de leur structure lors du versement des récentes primes.
Le rapport de force est désormais engagé. Le collectif menace de boycotter les discussions si le coordinateur contesté reste maintenu à la table des négociations. Ils se disent prêts à reprendre les actions de protestation de novembre et décembre derniers pour faire valoir leurs droits.
En conclusion, Elhadj Mamadou Djacka Sow a lancé un appel au sommet de l’État : « J’interpelle le Président de la République et le Premier ministre, garant du dialogue social, pour qu’ils prennent ce dossier à bras-le-corps. Nous plaidons également pour l’intégration de nos collègues identifiés et pré-enrôlés mais qui n’ont pas encore été biométrisés », a-t-il plaidé.
Le collectif espère une accélération de la procédure avant le mois de saint de ramadan, afin que les 4 000 enseignants concernés puissent enfin obtenir gain de cause et retrouver la sérénité.
Alhassane Fofana
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il y a 2 heures
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