Guinée : le chantier de révision du Code des investissements officiellement lancé

il y a 3 heures 12
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

La Guinée a franchi une nouvelle étape dans sa dynamique de transformation économique avec le lancement officiel de la révision du Code des investissements. La cérémonie, présidée par le Premier ministre, Chef du gouvernement, a réuni membres du gouvernement, partenaires techniques et financiers, représentants du secteur privé et diplomates, autour d’une réforme jugée stratégique pour l’avenir du pays.

Dans son mot de bienvenue, la directrice nationale du secteur privé, Dr Karine Tadé-Diallo, a donné le ton avec un message marqué par la reconnaissance et l’optimisme. « Ce mot tient en un seul mot : merci », a-t-elle déclaré, saluant à la fois la vision des autorités et l’engagement des acteurs économiques. Elle a insisté sur le caractère structurant de cette initiative, tout en rappelant que ce lancement symbolise une démarche déjà entamée et portée par une ambition claire : repositionner la Guinée comme une destination attractive pour les investissements.

Au nom du secteur privé, son représentant a exprimé un « réel sentiment d’espoir » face à cette réforme. Il a souligné l’importance d’un cadre juridique stable, lisible et compétitif pour stimuler les investissements nationaux et étrangers.

Selon lui, la révision du Code représente une opportunité majeure pour améliorer la sécurité juridique, alléger les procédures administratives et renforcer la coordination institutionnelle. Il a également plaidé pour un processus inclusif, impliquant pleinement les acteurs économiques à toutes les étapes, tout en intégrant des priorités telles que le contenu local, la digitalisation et le respect des normes environnementales et sociales.

Partenaire clé de la Guinée, l’Agence belge de développement (Enabel) a réaffirmé son engagement à accompagner cette réforme. Son représentant-pays a mis en avant plus d’une décennie de coopération avec la Guinée, marquée par des programmes structurants en faveur de l’entrepreneuriat et du développement du secteur privé. Il a souligné que la révision du Code des investissements contribuera à renforcer l’attractivité du pays, à stimuler la création d’emplois et à favoriser l’émergence de PME solides, capables de porter la transformation économique.

Dans la même dynamique, le chargé d’affaires de l’ambassade de Belgique a salué une « étape essentielle » pour améliorer le climat des affaires en Guinée. Il a mis en avant l’intérêt croissant des entreprises belges pour le marché guinéen, notamment dans des secteurs porteurs comme la santé, la formation et l’innovation, tout en réaffirmant la volonté de son pays de poursuivre un partenariat durable et mutuellement bénéfique.

Prenant la parole, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Fatima Camara, a qualifié cette réforme de « décision politique majeure ». Elle a insisté sur la nécessité de passer d’une logique d’attractivité passive à une approche stratégique et sélective des investissements.

« Nous ne voulons plus simplement des investissements, nous voulons des investissements qui transforment la Guinée », a-t-elle martelé. Elle a également souligné que le futur Code devra privilégier la transformation locale, l’industrialisation, le transfert de compétences et la création d’emplois.

Clôturant la cérémonie, le Premier ministre Amadou Oury Bah a rappelé que l’État ne peut plus être l’unique moteur du développement. Il a insisté sur le rôle central du secteur privé dans la création de richesses et a mis en avant les opportunités offertes par le projet minier Simandou, véritable levier de transformation économique.

« Le Code des investissements doit créer les meilleures conditions pour permettre au secteur privé de prospérer », a-t-il affirmé.

À travers cette réforme, les autorités guinéennes entendent poser les bases d’un cadre moderne, incitatif et aligné sur les ambitions du programme Simandou 2040, avec en ligne de mire une croissance durable, inclusive et souveraine.

Lire l'article en entier