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Poursuivi pour vol aggravé au préjudice de sa bienfaitrice, Mme Gnama Souaré, le maître coranique et marabout Bafodé Camara a comparu ce mardi 14 avril 2026 devant le tribunal de première instance de Dixinn.
Malgré les dénégations du principal prévenu, le ministère public a requis une peine de deux ans d’emprisonnement.
Hébergé à Taouyah par l’époux de la victime pour assurer une présence spirituelle et sécuritaire, Bafodé Camara disposait des clés donnant accès au garage et au salon. À son retour de séjour, la propriétaire, Mme Gnama Souaré, a constaté la disparition de nombreux objets de valeur, notamment des complets de Bazin et des bijoux en or, le tout sans aucune trace d’effraction.
À la barre, le marabout en détention provisoire depuis le 16 octobre 2024, a nié les faits en bloc.
« J’ai été sollicité pour veiller sur la concession. Avant son départ, la victime m’a remis les clés du garage. On m’interpelle aujourd’hui pour un vol commis en son absence, mais je ne reconnais rien », a-t-il déclaré.
Pour sa défense, il a tenté d’orienter les soupçons vers une tierce personne, une certaine Siéta Touré, qui détenait également les clés de la résidence principale.
Le dossier implique également un second prévenu, Youssouf Diaby, élève de 24 ans et neveu de la victime. Poursuivi pour recel et détenu depuis janvier 2025, ce dernier a livré un témoignage accablant pour le marabout.
« J’ai reçu dix complets de Bazin des mains de Bafodé Camara. Je les ai revendus au marché de Madina pour un million de francs guinéens avant de partir à Boké. J’ignorais que ces objets appartenaient à ma tante. Bafodé est comme un oncle pour moi, j’avais confiance en lui », a-t-il expliqué.
À l’issue des débats, le tribunal a ordonné l’ouverture des réquisitions et des plaidoiries. Dans ses réquisitions, le substitut du procureur, Fanka Oularé, a souligné la responsabilité des deux prévenus qui vivaient sous le même toit que la victime. Selon lui, la culpabilité de Bafodé Camara ne fait aucun doute, l’absence d’effraction prouvant que le voleur disposait des clés. Ainsi le ministère public a requis contre Bafodé Camara, 2 ans d’emprisonnement, dont un an assorti de sursis, et une amende de 2 millions GNF. Contre Youssouf Diaby, il a requis 1 an d’emprisonnement, dont six mois assortis de sursis, et une amende de 2 millions GNF.
La défense de Youssouf Diaby a, quant à elle, plaidé la bonne foi, arguant que le jeune homme ignorait l’origine frauduleuse des tissus et soulignant qu’il s’était rendu de lui-même aux autorités. Invoquant le lien de parenté entre le prévenu et la plaignante, son avocat a sollicité la clémence du tribunal.
Le juge Ibrahima Sory Sow a mis l’affaire en délibéré. La décision finale est attendue la semaine prochaine.
Alhassane Fofana
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il y a 3 heures
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