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Engagée dans une politique ambitieuse de souveraineté sanitaire, la République de Guinée a inauguré, ce vendredi 17 avril, une unité de fabrication de médicaments de qualité internationale, accessible à tous en Guinée. Cette infrastructure, implantée à Bentourayah, dans la zone industrielle de Manéah, couvre une superficie de 17 000 mètres carrés, avec une extension prévue de 4 250 mètres carrés.
Cette unité industrielle pharmaceutique moderne, qui a accueilli le Premier ministre, chef du gouvernement, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le ministre du Commerce et de l’Industrie, ainsi que la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, est conçue selon les bonnes pratiques de fabrication (BPF). Elle est dotée, selon ses responsables, d’équipements de pointe pour la production de médicaments essentiels destinés au marché national et sous-régional.

Cette unité a une capacité totale de production de « 57 millions de produits par mois », répartis comme suit : 28 types de médicaments à fabriquer ; 40 000 flacons/heure de solutés massifs injectables ; 5 000 sachets/heure de SRO enrichis en zinc ; formes liquides orales (sirops, suspensions) ; formes sèches (comprimés, gélules) ; solutions ophtalmologiques et auriculaires.

Dans son discours, Mamadou Diop, directeur général, s’exprimant devant les autorités guinéennes, les partenaires et les professionnels de la santé, est revenu sur les atouts de cette usine : « Nous inaugurons une unité industrielle moderne, conforme aux bonnes pratiques de fabrication, capable de produire des médicaments essentiels, sûrs, efficaces et accessibles. Nous inaugurons aussi un symbole : celui de la souveraineté sanitaire, de l’innovation locale et de l’ambition nationale. D&B Pharmaceutical Company n’est pas une industrie de plus. C’est un complexe pharmaceutique intégré, avec un investissement dans la technologie, mais aussi dans la rigueur, la conformité, le transfert de technologie et la qualité. Car produire un médicament, c’est avant tout protéger une vie. Dès le démarrage, notre usine mobilisera 583 emplois directs et plus de 1 700 emplois indirects à moyen terme. Nous contribuons ainsi à la création d’emplois qualifiés, à la formation de compétences nationales, au transfert de technologie, à la structuration d’un écosystème industriel local et à la réduction de la dépendance aux importations », a-t-il assuré.
Par ailleurs, le directeur général de D&B Pharmaceutical Company a décliné les objectifs de cette entreprise : « Notre ambition est claire : faire de la Guinée un pôle pharmaceutique de référence en Afrique de l’Ouest, mais aussi dans le monde. […] Nous nous engageons à produire des médicaments de qualité irréprochable, à respecter strictement les normes nationales et internationales, à garantir la sécurité des patients, à maintenir une transparence totale avec les autorités et, surtout, à contribuer activement à la souveraineté sanitaire de notre pays. Nous ne serons pas seulement un producteur, nous serons un partenaire stratégique de l’État, un acteur de la santé publique, mais aussi un pilier industriel. L’inauguration d’aujourd’hui n’est qu’une étape ».

Poursuivant, Fatima Camara, ministre de l’Industrie et du Commerce, a appelé au respect strict des normes requises en la matière : « Dans ce secteur, il y a un point sur lequel nous devons tous être parfaitement alignés. Lorsqu’il s’agit de médicaments, l’exigence doit être absolue : qualité, conformité, traçabilité, respect des normes. C’est ce qui garantit la confiance et protège les vies. Ces exigences ne sont donc pas des objectifs parmi d’autres, c’est la base. Et je suis convaincue que cet engagement est pleinement partagé par les promoteurs de D&B Pharmaceutical Company. Ce que nous engageons aujourd’hui doit s’inscrire dans la durée. Notre responsabilité collective est de faire en sorte que ces investissements produisent des résultats concrets, durables et utiles pour nos populations. C’est à cette condition que nous construirons une industrie pharmaceutique crédible et performante ».
Pour sa part, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaité Sall, a affirmé que la Guinée ne rêve plus de sa souveraineté pharmaceutique : elle la construit, pierre après pierre, usine après usine.

« Ce vendredi 17 avril 2026, sous la haute présidence de Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement, nous ne découpons pas simplement un ruban. Nous signons ensemble, devant nos concitoyens, un contrat de confiance. Un contrat qui dit que jamais plus la Guinée ne subira, impuissante, les ruptures de médicaments. Jamais plus nos patients n’attendront des traitements qui arrivent de loin, chers et incertains. Nous avons choisi d’agir, et cet établissement en est la preuve vivante ».
Selon la ministre en charge de la Santé : « La Guinée importe plus de 70 milliards de francs guinéens de médicaments chaque mois. Près de 87 % de ces approvisionnements proviennent de trois pays : la France, la Chine et l’Inde. Trois pays lointains, trois lignes de fragilité dans notre chaîne de santé. Que l’un de ces marchés se ferme, que les devises fluctuent, que les routes maritimes se grippent, et ce sont nos malades qui en paient le prix. Cette réalité n’est pas une fatalité. Elle est le résultat d’une histoire. Et comme toute histoire, elle peut s’écrire autrement. C’est exactement ce que nous faisons aujourd’hui, ici, dans cette zone industrielle de Manéah », a-t-elle souligné.
Aux acteurs de l’approvisionnement pharmaceutique, la ministre Khaité Sall a lancé un appel : « J’en appelle également, avec solennité, aux grossistes-répartiteurs et à l’ensemble des acteurs de la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique : accompagnez cette transformation en faisant le choix de l’approvisionnement local. Soutenir nos usines de fabrication, c’est soutenir l’emploi, la qualité, la disponibilité des médicaments essentiels et la souveraineté pharmaceutique de la Guinée. C’est un choix économique, un choix sanitaire, mais aussi un choix patriotique ».

Venu procéder à l’ouverture officielle de cette usine, le Premier ministre, chef du gouvernement, a exprimé la satisfaction des autorités : « Nous saluons les hommes et les femmes du secteur privé qui investissent et croient en l’avenir de ce pays. Nous, pouvoirs publics, avons le devoir de les accompagner, de les protéger et de les encourager à investir davantage. Il faut une multitude d’unités de transformation et d’industries capables de répondre aux besoins essentiels de nos compatriotes. C’est la raison pour laquelle je suis très heureux, Madame la Ministre, de vous accompagner à l’inauguration de D&B Pharmaceutical Company ».
Pour finir, le Premier ministre a encouragé le démarrage effectif des productions et rassuré les promoteurs : « S’il y a des difficultés, n’hésitez pas à nous interpeller. Ce n’est pas un cadeau, c’est notre devoir. Ne pas le faire serait trahir l’intérêt de la Guinée et celui des populations. […] Le gouvernement agit pour renforcer, à terme, notre résilience sanitaire ».
À travers la mise en place de cette unité industrielle, D&B Pharmaceutical Company entend réduire les coûts d’importation, améliorer la disponibilité des médicaments essentiels et contribuer à la sécurité sanitaire nationale.
Mamadou Yaya BARRY
L’article Guinée : à Manéah, une nouvelle usine de médicaments voit le jour avec 57 millions de produits mensuels et 1 700 emplois à la clé est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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