Dr Moussa Bérété, DG de la CTG : « d’ici à fin 2026, nos effectifs et ceux de nos sous-traitants devraient atteindre près de 3 000 personnes »

il y a 2 heures 11
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Le président du Conseil d’administration de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), Mamoudou Nagnalén Barry, accompagné du Directeur général Dr Moussa Bérété, a animé ce jeudi 16 avril 2026 une conférence de presse consacrée aux missions de la CTG et plus largement, au mégaprojet minier Simandou.

Les échanges ont également porté sur l’utilisation des chemins de fer par les populations, qui n’a pas encore démarré.

S’exprimant à cette occasion, le Directeur général de la CTG, Dr Moussa Bérété, est revenu sur la place centrale du contenu local dans les priorités de la compagnie. Selon lui, au-delà des infrastructures, le mégaprojet Simandou « concerne avant tout des femmes et des hommes ».

C’est pourquoi, a-t-il indiqué, dès le départ, sa compagnie a fait le choix de privilégier le contenu local et l’emploi, en faisant d’eux « une priorité réelle et non un principe théorique ».

« Le projet Simandou, ce ne sont pas seulement les rails, le terminal et le port. C’est une transformation en profondeur. C’est une manière de construire, pas seulement des infrastructures, mais aussi des trajectoires. Aujourd’hui, cette dynamique est en marche. D’ici fin 2026, les effectifs de la CTG et de ses sous-traitants devraient atteindre près de 3 000 personnes, avec un objectif de 70 % au sein de la Compagnie du TransGuinéen », a-t-il ajouté.

L’objectif, a renchéri Dr Bérété, est « d’aller plus loin, notamment en matière d’inclusion ». Dans ce sens, il a indiqué que la participation des femmes devrait être portée de 20 % à 30 %.

« Cela repose sur des principes simples : recruter localement, de manière transparente et ouvrir largement l’accès aux opportunités. Mais surtout, former. Parce que recruter ne suffit pas. Il faut accompagner, transmettre, faire grandir. C’est tout le sens des formations mises en place, des postes adjoints créés pour préparer la relève, et des partenariats avec nos institutions, notamment à travers des initiatives comme la Simandou Academy et le soutien au programme Simandou. L’enjeu est clair : faire en sorte que les compétences soient ici, durablement. Le contenu local, c’est aussi l’économie. Nous veillons à ce que les entreprises guinéennes aient toute leur place dans ce projet, à travers des processus transparents, un accompagnement des PME et enfin le développement de partenariats. Parce qu’un projet de cette ampleur doit laisser derrière lui plus que des infrastructures : il doit laisser un tissu économique renforcé », a-t-il indiqué.

Soulignant les progrès enregistrés par la Guinée, Dr Moussa Bérété a précisé que l’objectif visé à travers la Compagnie du TransGuinéen est de « devenir une compagnie logistique de classe mondiale et l’une des plus importantes de la sous-région ».

« C’est cela au fond, le sens du contenu local. Notre ambition est simple, mais exigeante : faire de la Compagnie du TransGuinéen, une entreprise dirigée par des locaux, au service de la Guinée. Une entreprise capable de relier notre pays au reste du monde, mais surtout, capable de faire grandir ses propres talents. Cette ambition repose sur des valeurs claires : la sécurité, l’intégrité, l’excellence collective, l’innovation et la résilience. Le contenu local c’est un choix, un cap et surtout, une responsabilité », a-t-il souligné.

MohamedNana BANGOURA

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