TPI de Dixinn : Mamadou Djouhé Diallo risque cinq ans de réclusion pour viol suivi de grossesse

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Poursuivi pour viol sur mineure suivi de grossesse, Mamadou Djouhé Diallo, la trentaine, a comparu ce jeudi 16 avril 2026 devant le tribunal criminel de Dixinn. Bien qu’il ait reconnu la paternité de l’enfant, l’accusé nie toute contrainte physique.

Les faits reprochés remontent à 2022. La victime, Mariama Kesso, était âgée de 14 ans au moment des faits. Selon l’ordonnance de renvoi lue à l’audience, la jeune fille a affirmé lors de sa déposition que l’accusé n’était pas son petit ami et qu’il avait été le premier à avoir des rapports sexuels avec elle, entraînant ainsi sa grossesse.

Inculpé et placé sous mandat de dépôt depuis le 29 mars 2022, Mamadou Djouhé Diallo rejette l’accusation de viol. S’il admet être l’auteur de la grossesse, il soutient avec insistance que les rapports étaient consentis.

« Je reconnais l’avoir mise enceinte, mais sans contrainte. Nous nous sommes rencontrés lors d’un tournoi de football, nous avons discuté et convenu de sortir ensemble. Elle venait me voir de son plein gré », a-t-il déclaré devant le juge Mohamed Sangaré.

L’accusé a également évoqué une tentative d’arrangement financier qui aurait mal tourné avec la famille de la victime.

« Sa sœur m’a informé de la grossesse et m’a d’abord réclamé cinq millions de francs guinéens pour un avortement clandestin, puis 300 000 francs. J’ai refusé, faute de moyens. C’est après cela qu’ils m’ont attiré dans un guet-apens dans un garage pour m’arrêter », a-t-il expliqué.

En affirmant avoir été conscientisé par ses quatre années de détention, il a exprimé ses regrets et promis de ne plus récidiver.

Malgré le désistement formel de la partie civile à travers une lettre de désistement, l’action publique s’est toutefois poursuivie.

Le ministère public, tout en rappelant la gravité des faits et l’âge de la victime, a souligné la bonne foi de l’accusé qui a coopéré durant le procès. Le substitut du procureur Fanka Oularé a ainsi demandé au tribunal de retenir Mamadou Djouhé Diallo dans les liens de la culpabilité de viol tout en lui accordant de larges circonstances atténuantes en raison de ses remords.

Ainsi, le parquet d’instance a requis une peine de 5 ans de réclusion criminelle, correspondant pratiquement au temps déjà passé en détention préventive.

La défense, suivant la ligne de son client, a plaidé coupable tout en sollicitant la clémence du tribunal.

Invité à la barre pour sa propre défense, l’accusé a réitéré ses excuses.

Le juge Mohamed Sangaré a mis l’affaire en délibéré. La décision finale est attendue le 30 avril 2026.

Alhassane Fofana

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