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Le ministère des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, avec l’appui de l’Union européenne, à travers Expertise France et ENABEL a lancé ce mardi 14 avril 2026 à Conakry un atelier de formation consacré au genre et à la migration.
Cette session de trois jours s’inscrit dans le cadre du projet accompagnement, mobilité, insertion et sensibilisation (AMIS).
Cette formation ouverte ce matin, est l’aboutissement d’un processus engagé depuis plusieurs mois, marqué notamment par le recrutement des cabinets Altai et CECOMUD pour la réalisation de deux études, menées à Conakry et à l’intérieur du pays. La première porte sur le profil des femmes migrantes, tandis que la seconde analyse les mécanismes de prise en charge des personnes migrantes de retour.
Au cours de cet atelier, les résultats de ces études seront présentés au public. Les travaux devraient également aboutir à l’élaboration d’un projet de stratégie visant à mieux intégrer la dimension genre dans les politiques migratoires en Guinée.
« La présente formation se fixe pour objectifs, d’une part, de dresser un tableau de la situation et d’autre part, de partager les connaissances en la matière afin de promouvoir et de travailler à l’intégration de la dimension genre dans toutes les approches de gestion de la question migratoire en Guinée (…). Je nourris le profond espoir que nous puissions ensemble, partager chacun nos expériences pour que cela puisse alimenter le livrable attendu à la fin de cette activité, à savoir disposer d’un draft de stratégie de prise en compte de la question du genre dans les politiques migratoires », a expliqué Idrissa Tamboura, chef de projet à Expertise France.
La gestion de la question migratoire par nature transversale et complexe, exige une collaboration étroite, efficace, ainsi qu’une vision partagée à tous les niveaux. L’Union européenne et la Guinée collaborent déjà très efficacement dans ce sens.
S’exprimant au nom du ministère des Affaires étrangères, le directeur général adjoint des Guinéens établis à l’étranger, Ibrahima Sory Touré, a exprimé la satisfaction de son département vis-à-vis du partenaire qu’est l’Union européenne. Il s’est dit convaincu que les résultats issus des deux études permettront « de tirer des enseignements concrets pour améliorer nos dispositifs d’accompagnement et renforcer notre collaboration interinstitutionnelle ».
« Au cours de ces trois jours, nous aurons l’occasion d’approfondir nos connaissances sur les réalités du terrain, sur les besoins spécifiques des migrants de retour, sur les particularités des parcours de vie, et surtout sur la nécessité d’adapter nos outils d’accompagnement et de prise en charge en tenant compte des spécificités des femmes migrantes. Particulièrement durant les deuxième et troisième jours, nous constituerons ensemble des groupes de travail pour produire l’ébauche d’un document stratégique qui dressera une liste d’actions concrètes visant à intégrer pleinement la dimension genre dans nos politiques migratoires », a expliqué ce responsable.
Par ailleurs, à travers ce projet et plus globalement via le ministère des Affaires étrangères, notamment sa Direction générale des Guinéens établis à l’étranger, l’objectif est de permettre à chaque migrant de retour en Guinée « de se réinsérer dignement dans la société et de mettre ses talents, son énergie et son expérience au service du développement de notre pays ».
MohamedNana BANGOURA
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il y a 4 heures
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