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Ah, Labé ! Ce théâtre permanent où la mauvaise foi semble être devenue le sport favori de certains commentateurs de salon. On y dissèque chaque miette du scrutin avec la loupe de l’amertume, tentant désespérément de transformer une défaite cuisante en une victoire morale imaginaire. Voilà que nos oracles mal inspirés, encore coincés dans les vapeurs d’un passé révolu, s’époumonent : « Cellou Baldé a raté son coup ! »
Permettez-moi d’en rire, ou plutôt, d’en avoir pitié. Car s’il faut parler de « coup réussi », encore faut-il sortir du déni pathologique qui semble frapper ces esprits chagrins.
Pourtant, la réalité a giflé les sceptiques. La mobilisation populaire ? Elle était là. Dense, vibrante, palpable. Une ferveur qui a inondé les rues de Labé, n’en déplaise à ceux qui ont fermé leurs volets pour ne pas voir le soleil se lever. Mais nos chers détracteurs, passés maîtres dans l’art de la polémique stérile, jouent désormais sur la « nature » de cette ferveur. Était-elle assez « conforme » à leurs standards ? Assez « bruyante » pour leurs tympans délicats ?
Quelle superbe gymnastique mentale ! On assiste à une tentative pathétique de remplacer la statistique par le ressenti, et la foule par l’humeur. Depuis quand la politique se juge-t-elle à l’applaudimètre de quelques nostalgiques en mal de sensations ? Pendant qu’ils débattent de la « qualité » des cris de joie, les urnes, elles, rendaient un verdict froid, sec et sans appel.
Le général Mamady Doumbouya a triomphé. Et ce n’est pas une impression subjective, c’est un fait gravé dans le marbre des résultats, validé par tous les observateurs nationaux et internationaux. Même les experts les plus tatillons de la communauté internationale ont dû se rendre à l’évidence. On peut polémiquer sur la « couleur » de l’enthousiasme, mais on ne polémique pas sur les chiffres. A moins, bien sûr, de vivre dans une réalité parallèle où les mathématiques s’inclinent devant les caprices de certains.
Car c’est là que le bât blesse : il faut avoir le courage intellectuel de regarder le cadavre politique en face. Labé a changé de logiciel. L’ancien maître incontesté y appartient désormais davantage au département des antiquités qu’à l’actualité des rapports de force. Dire que Cellou Baldé a « raté son coup » alors que le candidat qu’il portait a raflé la mise, c’est un peu comme accuser un général victorieux d’avoir mal repassé son uniforme. C’est le comble du ridicule, la signature de ceux qui ont perdu la guerre et qui s’accrochent aux détails de la parade.
L’objectif de Cellou Baldé était simple, lisible et implacable : transformer l’adhésion populaire en victoire électorale. C’est fait. Le reste ? Des bruits de couloir, des gémissements de réseaux sociaux, des pleurs de fin de banquet.
Pendant que les chiens de garde de l’ordre ancien s’épuisent à aboyer contre la « nature » du vent, la caravane, elle, est déjà loin. Elle a tracé son sillon, portée par une dynamique que vos dénis ne sauraient freiner. A Labé, l’histoire a tourné la page. Libre à vous de continuer à lire le chapitre précédent, mais sachez que le livre, lui, est déjà refermé.
Chérif Sampiring Diallo
L’article Cellou Baldé et l’après-élection à Labé : le bruit des frustrés face au verdict du peuple (Par Chérif Sampiring Diallo) est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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il y a 19 heures
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