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Face aux tensions persistantes sur la circulation du franc guinéen, le gouvernement entend agir rapidement. En marge d’une visite inopinée du président de la République au Palais de la Colombe, où se tenait le Conseil interministériel ce mardi, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a livré les grandes orientations envisagées pour remédier à la rareté des espèces dans le circuit économique.
Selon le chef du gouvernement, cette situation résulte notamment d’un déficit de circulation monétaire, qui affecte le fonctionnement normal des transactions au quotidien. Pour y faire face, des instructions ont été données en vue d’une augmentation de l’émission de billets de banque, afin de répondre à la demande en liquidités.
Mais au-delà de cette réponse immédiate, l’exécutif mise surtout sur une transformation structurelle du système de paiement. « Il est impératif, dans un délai de trois à quatre mois, d’accélérer la modernisation des moyens de paiement », a déclaré le Premier ministre. L’objectif, selon lui, vise à réduire la dépendance à l’argent liquide et à promouvoir les transactions électroniques, à travers les banques et les solutions numériques.

Prenant l’exemple de pays où l’essentiel des échanges économiques se fait sans espèces, Amadou Oury Bah a souligné que plus de 85 % de la masse monétaire y circule sous forme scripturale. Une trajectoire que la Guinée ambitionne désormais de suivre, dans une logique de modernisation économique et d’amélioration de la fluidité financière.
Le Premier ministre a également annoncé qu’une communication officielle conjointe du gouverneur de la Banque centrale et du ministre de l’Économie et des Finances interviendra dans les prochains jours. Celle-ci portera spécifiquement sur les causes de la rareté des espèces et les mesures envisagées pour stabiliser la situation.
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