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Adopté à l’unanimité par le Conseil National de la Transition (CNT), le budget 2026 de la Guinée franchit un nouveau cap. Avec 64 181 milliards de francs guinéens de dépenses, en hausse de 18,38 %, l’État affiche ses ambitions en matière d’investissements, de projets structurants et de politiques sociales.
Présenté en séance plénière par N’Gouamou Fabara Koné, rapporteur de la Commission du Plan, des Affaires Financières et du Contrôle Budgétaire, le document fixe les dépenses publiques à 64 181,36 milliards de francs guinéens, contre 54 253,26 milliards dans la loi de finances rectificative 2025. Cette progression de 18,30 % représente près de 16 % du produit intérieur brut.
Dans le détail, le budget se répartit entre 61 755,12 milliards alloués au budget général et 2 426,24 milliards consacrés aux budgets d’affectation spéciale. L’analyse met en évidence une forte prépondérance des dépenses courantes, notamment à travers plusieurs fonds stratégiques : le Fonds National de Développement Local (FNDL), en hausse de 46,63 %, le Fonds d’Investissement Minier (FIM), qui enregistre une progression similaire, ou encore le Fonds de Développement des Communes de Conakry (FODECCON), en augmentation de plus de 30 %. À l’inverse, le Fonds Commun de l’Éducation (FCE) connaît un léger recul.
Les charges de personnel atteignent 12 501,90 milliards de francs guinéens, en hausse de 10,29 %, traduisant l’impact des recrutements et des engagements sociaux de l’exécutif. Parallèlement, le service de la dette connaît une forte augmentation, avec des charges financières estimées à 4 764,85 milliards, soit une progression de 57,20 %. Les dépenses de biens et services enregistrent, quant à elles, une hausse modérée.
Pour financer ces engagements, les ressources mobilisées s’élèvent à 35 537,06 milliards, couvrant un peu plus de la moitié du budget général. Elles proviennent à la fois de ressources internes (11 597,38 milliards) et de financements extérieurs (22 532,35 milliards), ces derniers affichant une augmentation particulièrement marquée de plus de 190 %.
Malgré ces apports, le budget 2026 fait apparaître un déficit global de 8 323,27 milliards de francs guinéens, soit 2,1 % du PIB, entièrement compensé par des mécanismes de financement. Les dépenses d’investissement sont estimées à 9 486,91 milliards, incluant une enveloppe de 3 000 milliards destinée à la subvention de l’électricité. Les priorités sont orientées vers les projets structurants du programme Simandou 2040, ainsi que vers les secteurs sociaux de base, l’agriculture et les infrastructures.
Au terme de son analyse, la Commission a formulé plusieurs recommandations, notamment en faveur du soutien aux industries culturelles et créatives, de la rationalisation des subventions accordées à Électricité de Guinée (EDG), du renforcement du système de santé et de l’équipement hospitalier, ainsi que de l’achèvement des infrastructures liées aux fêtes tournantes et aux pistes rurales.
Elle appelle également à l’apurement de la dette intérieure, à une meilleure redistribution des ressources aux collectivités locales, à la relance des unités industrielles et à l’amélioration des capacités des services de protection civile. La modernisation du système bancaire et des moyens de paiement électronique est aussi identifiée comme un levier essentiel pour renforcer l’inclusion financière et prévenir les tensions économiques.
En outré, le rapport souligne la nécessité d’accélérer le développement des micro-barrages, d’étendre l’électrification dans les zones riveraines des barrages de Kaléta, Souapiti et Amaria, et de renforcer l’efficacité dans l’exécution des projets publics à travers les différents secteurs.
L’article Budget 2026 : les dépenses de l’État atteignent 64 181 milliards GNF, en hausse de 18,38 % est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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