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Les Conseillers nationaux, réunis en séance plénière ce mardi 31 mars 2026, ont examiné et approuvé le projet de Loi de finances initiale 2025. Il s’agit des volets recettes et dépenses de ce projet de loi, adoptés, en dépit des fortes recommandations formulées.
Présenté par le Gouvernement, à travers son pool économique la semaine dernière, le projet de Loi de finances initiale s’inscrit dans le respect des dispositions des articles 124 et 125 de la Constitution, ainsi que de l’article 56 de la Loi Organique Relative aux lois de Finances (LORF). Une fois soumis à l’examen et à l’approbation de la représentation nationale, un travail de fond est effectué, dans le but de permettre une orientation plus claire et plus objective.
Volet recettes
Après les travaux en commission et en intercommission, les Conseillers ont présenté un rapport détaillé ce mardi, à l’occasion de la plénière convoquée à cet effet. Selon ce rapport, les recettes de cette loi de finances pour l’année 2026 « sont estimées à 55 858,09 Mds, contre 43 960,62 Mds, soit une hausse de 11 897,47 Mds (+27,06 %) par rapport à la LFR 2025 ».
Ces recettes sont composées de : Recettes du budget général pour 53 431,86 Mds (95,67 %) et Budgets d’affectation spéciale (BAS) pour 2 426,23 Mds (4,33 %).
D’ambitieuses hypothèses macroéconomiques ont servi à l’élaboration du budget 2026. Le taux de croissance est estimé à 9,5 %, l’inflation en moyenne à 3,5 %, pour une pression fiscale d’au moins 14 % du PIB et un déficit budgétaire maintenu sous le seuil de 3 % du PIB.
Volet dépenses évalué à plus de 64 milliards GNF
Les projections budgétaires de l’État, présentées ce mardi 31 mars devant les Conseillers nationaux, prévoient des dépenses arrêtées à 64 181,36 Mds, contre 54 253,26 Mds en LFR 2025, soit une augmentation de 18,30 %, représentant 15,98 % du produit intérieur brut. La part du budget général dans ces dépenses est estimée à 61 755,12 Mds et celle des budgets d’affectation spéciale évaluée à 2 426,24 Mds francs guinéens.
Il ressort de l’analyse de ces dépenses une prédominance des dépenses courantes, notamment en faveur du Fonds National de Développement Local (FNDL) pour 1 171,39 Mds (+46,63 %), du Fonds Commun de l’Éducation (FCE) pour 215,02 Mds (-4,80 %) et du Fonds d’Investissement Minier (FIM) pour 390,46 Mds (+46,62 %), ainsi que le Fonds de Développement des Communes de Conakry (FODECCON) pour 649,37 Mds (+30,86 %).
Quant aux dépenses de personnel, elles sont projetées à 12 501,90 Mds (+10,29 %). Celles-ci reflètent l’impact des recrutements et la mise en œuvre des engagements sociaux du gouvernement.
Dans ce volet, les charges de la dette ne sont pas laissées de côté. Celles-ci sont projetées à 4 764,85 Mds. Elles enregistrent une progression de 57,20 % par rapport à 2025, tandis que les dépenses de biens et services augmentent légèrement de 150,92 Mds.
Pour financer ces dépenses, les ressources s’élèvent à 35 537,06 Mds, soit 57,55 % du budget général, réparties entre ressources internes (11 597,38 Mds) et ressources externes (22 532,35 Mds), avec une progression notable des financements extérieurs (+190,42 %). Le solde global fait apparaître un déficit de 8 323,27 Mds, soit 2,1 % du PIB, intégralement couvert par des ressources de financement.
Dans ce volet, l’autre remarque importante a concerné les dépenses d’investissement. Celles-ci atteignent 9 486,91 Mds, incluant 3 000 Mds pour la subvention au prix de l’électricité. Une priorité est ainsi donnée aux projets structurants du programme de développement économique et social Simandou 2040, ainsi qu’aux secteurs sociaux de base, à l’agriculture et aux infrastructures.
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