PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]
Cent jours après la reconduction de Bah Oury au poste de Premier ministre, à la suite de l’élection présidentielle, les réactions fusent de partout au sein de l’opinion publique.
Pour certains acteurs de la société civile, il n’y a pas de rupture notable, mais plutôt une continuité dans l’action gouvernementale.
Interrogé par la rédaction de Mosaiqueguinee.com ce mardi 5 mai 2026, l’activiste Ibrahima Balaya estime que ces cent jours s’inscrivent dans la continuité des deux années précédentes.
« Ces 100 jours ne sont que le prolongement des deux années passées. On est dans la même ligne de conduite, dans la même politique. Je ne pense pas que quelque chose ait réellement changé. Ils ne sont pas dissociables du passé. C’est la même orientation qui est dictée depuis le Palais Mohammed V », a-t-il déclaré.
Abordant la question des droits humains, Ibrahima Balaya déplore la persistance de certaines pratiques.
« Les signaux montrent qu’il y a toujours des violations des droits de l’homme. Malheureusement, cela continue. Nous aurions souhaité voir une nette amélioration, avec une diminution significative de ces cas. La Guinée gagnerait à renforcer sa société civile. Beaucoup des difficultés actuelles s’expliquent par son affaiblissement ou sa récupération. Aujourd’hui, elle peine à jouer pleinement son rôle », a-t-il ajouté.
Sur le plan économique, l’activiste dresse également un constat préoccupant, même s’il reste prudemment optimiste.
« Economiquement, la situation est difficile dans le pays. Depuis plus de six mois, nous faisons face à une crise de liquidité. Les ménages multiplient les efforts pour survivre au quotidien. Toutefois, avec les 650 millions de dollars annoncés et le lancement souverain prévu en juin, cela pourrait augurer des lendemains meilleurs. C’est en tout cas ce que nous espérons », a-t-il conclu.
Mamadou Mouctar SYLLA
.png)
il y a 1 heur
12



















English (US) ·