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Poursuivi par l’État guinéen pour détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, enrichissement illicite et complicité, le directeur général de l’hôpital Jean Paul II, Soriba Soumah, a comparu ce lundi 4 mai 2025 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Cette audience, inscrite dans le cadre d’une procédure de flagrant délit, a été marquée par des échanges particulièrement tendus entre le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, et le prévenu.
Dès l’ouverture des débats, le magistrat a demandé des précisions sur les montants engagés dans l’acquisition de biens et d’équipements. « L’achat des biens d’équipement porte sur combien de milliards de francs guinéens ? », a interrogé le procureur spécial.
En réponse, Soriba Soumah a expliqué que l’établissement hospitalier avait bénéficié d’un fonds spécial de 12 milliards 400 millions de francs guinéens destiné à l’achat de médicaments et d’équipements. « Les besoins exprimés étaient estimés à ce montant », a-t-il précisé.
Face aux hésitations du prévenu, le procureur spécial a insisté sur la nécessité d’éclairer les faits : « Je suis là pour éviter des erreurs judiciaires, pour qu’un innocent ne soit pas condamné et pour que votre honneur soit lavé. Aidez-moi à comprendre. »
Visiblement affecté, le directeur général a exprimé sa détresse : « Je sais que le procureur spécial est un homme véridique et qu’il ne demandera pas la condamnation d’un innocent. Mais, Monsieur le président, en tant que cadre au service de l’État, j’ai été placé dans une cellule avec des bandits. C’est mon destin, je l’accepte… »
Le procureur spécial a réagi immédiatement : « Il existe aussi des bandits à col blanc. Ce sont vos collaborateurs qui vous ont dénoncé au parquet. Lorsque j’ai appris votre placement sous mandat de dépôt dans la presse, j’ai été atteint dans ma dignité. Mais c’est un système que je ne contrôle pas. »
Le prévenu a ensuite sollicité une révision de sa situation : « Monsieur le procureur, je vous prie de revoir ma situation. Je ne fuirai pas la justice. »
En réponse, le représentant du parquet a réaffirmé la ligne de fermeté adoptée : « Tous ceux qui ont détourné des fonds publics devront les restituer, qu’il s’agisse de ma mère ou de mon père. S’agissant d’une éventuelle remise en liberté, nous demandons à la Cour d’examiner cette question après la comparution de tous les suspects. »
Le procès se poursuit, le prévenu continuant de répondre aux questions du parquet.
L’article “Qu’il s’agisse de ma mère ou de mon père” : Alphonse Charles Wright met en garde contre les détournements de fonds publics est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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