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À l’occasion de sa Déclaration de Politique Générale (DPG) ce 25 mars 2026, le Premier ministre Bah Oury a dévoilé une vision où le secteur culturel n’est plus un simple accessoire de prestige, mais un moteur structurel de la refondation. Entre investissements massifs dans la formation et diplomatie du patrimoine, le chef du gouvernement lie désormais le destin des artistes à celui de la nation.
Devant les conseillers nationaux, Bah Oury a été clair : la richesse de la Guinée ne se limite pas à son sous-sol. « La richesse minérale d’un pays ne prend tout son sens que lorsqu’elle se transforme durablement en intelligence, en savoir et en culture », a-t-il indiqué, inscrivant le secteur créatif au cœur du grand chantier de la Vᵉ République.
40 milliards de dollars pour le binôme « Éducation-Culture »
Le Premier ministre a frappé fort en annonçant un couplage stratégique entre l’éducation et la culture. Ce pôle bénéficiera de 13 mégaprojets et 5 réformes, soutenus par une enveloppe globale de 40 milliards de dollars. L’objectif est de professionnaliser un secteur souvent resté informel.
Pour Bah Oury, il s’agit de former une nouvelle élite : « Il faudra former des ingénieurs, des techniciens, mais aussi des créateurs, des artistes et des acteurs culturels capables de porter le rayonnement national. » Une manière de préparer la jeunesse guinéenne à devenir actrice, et non spectatrice, des mutations économiques du pays.
Le Fouta Djallon : Un enjeu de souveraineté et de patrimoine
L’un des points saillants de cette déclaration concerne le patrimoine naturel et culturel. Aux dires du Premier ministre, le gouvernement accélère le processus d’inscription du massif du Fouta Djallon au patrimoine mondial de l’UNESCO. Au-delà de la protection écologique, Amadou Oury Bah y voit un levier de « valorisation durable du potentiel scientifique, culturel et touristique » de la Guinée sur la scène internationale.
La culture comme « ciment » de l’unité nationale
Enfin, la nouvelle Politique générale du gouvernement a mis en lumière la dimension sociale de l’art. En intégrant la culture dans le pilier « Santé et Bien-être », le gouvernement souhaite en faire un outil de cohésion. Dans une période de transition et de reconstruction institutionnelle, l’identité nationale et la solidarité sont présentées comme les garants de la stabilité durable.
En plaçant les créateurs au même rang que les entrepreneurs ou les paysans dans son hommage final aux « forces vives », Bah Oury envoie un signal fort : dans la Guinée de 2026, l’artiste est un travailleur de la nation à part entière, essentiel à la « dignité retrouvée ».
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il y a 2 heures
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