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Le sort de Madame Néné Oussou Diallo, militante de premier plan de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et d’activistes de la société civile, ainsi que de journalistes demeure aujourd’hui un mystère.
Face à cette situation, l’ONG ACAT-France (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) s’est interrogée, via ses canaux digitaux, sur cette inertie étatique.
« Ce silence prolongé, notamment de la part des autorités judiciaires, interroge d’autant plus que le nouveau gouvernement, issu de l’élection présidentielle de décembre 2025, est attendu sur le terrain du respect des droits humains », a-t-elle déploré.
L’organisation souligne que ce cas n’est pas isolé mais s’inscrit dans une recrudescence inquiétante de disparitions forcées. Selon l’ONG, ces méthodes sont devenues un instrument de répression visant à réduire au silence toute voix critique.
Malgré les promesses de rupture faites lors du coup d’État du 5 septembre 2021 par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), la situation s’est dégradée. L’élection de Mamady Doumbouya en décembre 2025, qualifiée par certains observateurs de m pseudo-transition, n’a pas mis fin à ces pratiques.
Un mode opératoire récurrent
L’ACAT-France révèle une méthodologie encrée depuis 2022 pour cibler opposants, journalistes et activistes. C’est par exemple les interventions nocturnes ou au petit matin, l’usage de cagoules et l’absence de mandat judiciaire. Mais également l’utilisation des véhicules non immatriculés, similaires à ceux des forces de sécurité ainsi que les disparitions prolongées sans aucune information officielle.
Une liste de victimes qui s’allonge
L’article de l’ONG dresse un inventaire alarmant dont des figures du FNDC comme Oumar Sylla et Mamadou Billo Bah, disparus depuis juillet 2024.
Des militaires comme des soldats en faction lors du putsch de 2021 et d’autres considérés comme réfractaires ont disparu, parfois même alors qu’ils étaient en détention à la Maison centrale de Conakry.
Des membres de l’UFDG: Outre Néné Oussou Diallo, Mamadou Bory Barry en septembre 2025 et Sékou Camara en janvier 2026 ont été enlevés.
Dans la presse, les journalistes Habib Marouane Camara et Sanassy Keita restent introuvables.
Plus grave encore, selon l’ONG, la répression s’étend désormais aux familles. L’enlèvement du père du journaliste Mamoudou Babila Keita et de quatre proches de l’artiste Élie Kamano illustre une volonté de punition collective pour atteindre les exilés à travers leurs parents restés au pays.
L’appareil judiciaire au banc des accusés
Si des enquêtes sont systématiquement annoncées par le parquet, elles ne débouchent sur aucun résultat concret. L’ACAT-France dénonce une inertie qui alimente la défiance envers une justice perçue comme instrumentalisée.
Le Procureur général près la Cour d’appel de Conakry a d’ailleurs durci le ton en décembre 2025, menaçant de poursuites pour diffamation ou outrage quiconque imputerait ces disparitions à l’État. Pour les défenseurs des droits de l’homme, cette criminalisation de la dénonciation vise uniquement à instaurer un climat d’autocensure.
Un appel à la mobilisation internationale
La Guinée est pourtant signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. En septembre 2025, Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, s’est alarmé du sort d’au moins dix personnes dont la trace a été perdue après leur arrestation par les forces de sécurité.
L’ACAT-France conclut en appelant à une pression constante des partenaires internationaux, dont la France, pour exiger la vérité. Tant que ces crimes resteront impunis, la crédibilité des institutions guinéennes demeurera, selon l’ONG, profondément compromise.
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il y a 2 heures
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